Qui se ressemble s'assemble, la science confirme

Le couple Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, ou... (Photo: AP)

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Le couple Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, ou l'exception qui confirme la règle...

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Agence France-Presse
Paris

Couleur des yeux, des cheveux, mais aussi fossettes ou traits du visage, les hommes sont attirés par les femmes qui leur ressemblent, conclut une étude réalisée par des chercheurs français.

De très nombreux travaux ont déjà été réalisés pour déterminer les caractéristiques censées rendre une femme physiquement attirante. La plupart de ces études se concentraient sur des traits se rapportant au taux d'hormones et à la fertilité (hanches larges, etc.).

Des chercheurs de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (Isem) ont pris le contre-pied en s'intéressant cette fois à des caractères qui ne présentent aucun avantage particulier en terme de sélection génétique, comme la couleur des yeux, l'épaisseur des lèvres ou des sourcils.

Ces scientifiques du CNRS, de l'Université de Montpellier 2 et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) cherchaient à évaluer deux hypothèses évolutives, explique le CNRS dans un communiqué.

La première est celle de l'homogamie, un phénomène observé chez de nombreuses espèces animales qui fait que certains individus ont parfois tendance à aller vers des partenaires qui leur sont proches génétiquement, autrement dit qui leur ressemblent.

L'autre est celle dite de «l'incertitude de paternité». «Les hommes auraient tendance à préférer, chez les femmes, les traits récessifs. Ainsi, un homme préférerait les yeux bleus ou les lèvres fines, qui sont des caractères récessifs par rapport aux yeux marrons ou aux lèvres épaisses», ce qui leur permettrait de reconnaître chez l'enfant leurs propres caractères génétiques.

Les chercheurs de l'Isem ont d'abord demandé à une centaine d'hommes de choisir parmi des photos de visages féminins ceux qu'ils trouvaient attirants.

Les résultats, publiés mercredi dans la revue américaine PLoS One, ont montré que les hommes choisissent de préférence les visages avec lesquels ils partagent certains traits.

Dans un second temps, les chercheurs ont analysé des photos de couples réels, ayant au moins un enfant, pour déterminer si ces préférences génétiques avaient une influence sur le choix du partenaire.

Les résultats montrent là encore que les conjoints ont plus de traits du visage en commun que deux individus pris au hasard au sein de la population.

Rien n'est en revanche venu conforter l'hypothèse de «l'incertitude de la paternité.»

L'équipe de l'Isem souhaite désormais étudier davantage l'importance de l'homogamie dans le choix d'un partenaire sexuel, notamment si la descendance d'un couple génétiquement proche présente un avantage évolutif quelconque. Ils aimeraient aussi déterminer si ce phénomène est local, propre à l'Occident, ou si on l'observe également dans d'autres cultures.

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