Les compromis de la nature sous la loupe des biologistes

Un porc-épic d'Amérique à l'Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue.... (David Boily, archives La Presse)

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Un porc-épic d'Amérique à l'Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue.

David Boily, archives La Presse

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Agence France-Presse
Paris

Le processus évolutif impose des «choix» aux espèces, un mécanisme décrit mercredi par deux études publiées par la Royal Society britannique, qui illustrent bien les compromis nécessaires à la survie.

En étudiant 647 espèces de mammifères, Theodore Stankowich et Ashley Romero de l'université d'État de Californie à Long Beach ont constaté que certains d'entre eux avaient développé un impressionnant équipement de protection.

Porcs-épics, hérissons ou encore tatous peuvent largement se concentrer sur leurs besoins vitaux sans se soucier de finir en casse-croûte. Un avantage certain pour survivre, qui peut toutefois avoir des inconvénients.

Premièrement, ces appareils défensifs ont un coût en termes d'évolution. «Leurs porteurs peuvent hériter de coûts de production et d'entretien considérables», selon l'étude publiée dans Proceedings B de la Royal Society.

En outre, n'ayant pas besoin de ruser pour survivre, ces animaux «armures», n'ont pas eu à développer leur cerveau. «Les espèces qui se défendent ainsi deviennent moins intelligentes», assurent les chercheurs.

A l'opposé, les animaux qui n'ont que des poils sur la peau ne peuvent pas se permettre d'être aussi insouciants que leurs collègues armés: ils ont développé de plus gros cerveaux pour réagir aux menaces.

Mais cet avantage a aussi un coût: faire fonctionner un cerveau a un coût énergétique très élevé, ce qui signifie que l'animal doit manger davantage et trouver des aliments plus énergétiques.

Dans l'autre étude, publiée mercredi dans la revue Royal Society's Biology Letters, Jenelie Dowling de l'Université du Montana et Michael Webster de l'Université Cornell décrivent un exemple surprenant de la façon dont la sélection sexuelle - l'autre moteur de l'évolution - pousse à des choix.

Les Mérions à dos rouge vivent en couple. Mais pour se reproduire, les oiseaux mâles ont deux possibilités: rester fidèle à leur partenaire ou jouer sur tous les terrains.

Les mâles au plumage plus coloré - donc plus séduisant - optent pour la grande vie, ils multiplient alors les chances de progéniture. Mais les bébés, dont ils n'assurent pas la sécurité, ont moins de chance de survivre.

Les mâles plus «ternes» sont plus enclins à entretenir une relation unique. Ils auront peu d'oisillons mais ces derniers auront davantage de chances d'atteindre l'âge adulte.




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