Les trésors des sept mers

Les restes de la tour de garde du... (Photo fournie par l'Université de Copenhague)

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Les restes de la tour de garde du port de Salamis.

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Des baleiniers en Alaska, des rebelles chinois, un potager de 3800 ans sur la côte Ouest, l'or de Churchill. Les archéologues sous-marins ont plein d'histoires fabuleuses à raconter. Voici six de leurs découvertes récentes.

La bataille  de Salamine

La base navale d'où sont partis les navires athéniens qui ont vaincu les Perses lors de la bataille de Salamine, en 480 avant Jésus-Christ, vient d'être mise au jour par des archéologues grecs. Travaillant avec des collègues de l'Université de Copenhague, ils ont identifié des tours de garde et des hangars utilisés par les navires de guerre qui ont réussi à repousser la première tentative d'invasion par Xerxès de la Grèce. Le commandant athénien Thémistocle avait réussi à mettre en échec la marine perse, deux fois plus nombreuse, en exploitant le faible tirant d'eau du détroit de Salamine, léguant à la postérité l'une des premières histoires de batailles navales.

Les «patates» ancestrales

Des archéologues ont découvert près de Vancouver un jardin d'un type de tubercules ancestraux comestibles qui était recouvert par les eaux depuis 3800 ans. Les chercheurs de l'Université Simon Fraser, qui ont collaboré avec des autochtones de la bande Katzie, ont mis au jour en décembre dernier ce site du fleuve Fraser, qui montre que les habitants des lieux se servaient alors de morceaux de bols en terre cuite pour délimiter les rangées de plants. La bande Katzie a décidé de relancer la culture de la sagittaire à larges feuilles, que les anglophones appellent wapato, dont le goût s'apparente à celui de l'asperge, selon un article du Vancouver Sun.

La manne de Fourni

25 % en deux ans. C'est le bilan de la campagne de l'Université de Southampton, en Angleterre, dans les eaux de Fourni, archipel grec situé près de la Turquie, depuis deux ans. Avec une quarantaine de nouvelles épaves de l'Antiquité, les chercheurs grecs et britanniques ont augmenté du quart le nombre d'épaves de cette époque recensées en eaux grecques. La moitié de ces épaves a été découverte lors d'une campagne à l'été 2015, l'autre l'été dernier, à une profondeur de moins de 70 mètres. Les chercheurs avancent que ce foisonnement montre la persistance des réseaux commerciaux du Proche-Orient au fil des aléas politiques de la fin de l'Antiquité.

Les baleiniers de l'Alaska

Au milieu du XIXe siècle, les baleiniers américains ont écumé les eaux de l'Alaska. Mais en 1871, ils ont connu leur Waterloo. Une trentaine de navires ont été piégés par des glaces hâtives dans la mer de Tchoukotca, au nord de l'État, et ont dû être abandonnés. Une campagne d'imagerie des fonds marins de la région de l'administration océanographique et atmosphérique des États-Unis (NOAA) a identifié deux des 32 navires qui ont sombré. Les 1200 marins ont franchi à pied les 200 kilomètres qui les séparaient des sept autres navires de la flotte, amarrés sur la côte occidentale de l'Alaska, et ont regagné Honolulu sains et saufs. La perte d'une quantité aussi importante de navires a sonné le glas de l'industrie baleinière de la Nouvelle-Angleterre.

Le trésor d'un rebelle chinois

Des chercheurs chinois ont mis au jour le trésor d'un rebelle paysan du XVIIe siècle, Zhang Xianzhong, qui a dirigé une révolte paysanne contre l'empire chinois. Le trésor a été retrouvé au fond d'une rivière de la province du Sichouan, que Zhang a conquise en 1644 et conservé jusqu'en 1646, quand la nouvelle dynastie mandchoue qui avait pris le pouvoir à Pékin a repris le contrôle du Sichouan. Des témoignages de l'époque rapportaient que Zhang avait fui avec un trésor considérable qui avait coulé avec ses navires fuyant les forces mandchoues, mais aucune trace de ces richesses n'avait jusqu'à maintenant été retrouvée.

L'or de Churchill

Une entreprise a été lancée l'automne dernier pour financer la recherche de trois navires chargés d'une partie des réserves d'or du gouvernement britannique, qui ont été coulés au début de la Seconde Guerre mondiale par les nazis. L'entreprise, Britannia's Gold, se base sur une trentaine d'années de recherches par les découvreurs du HMS Edinburgh qui, en 1986, ont mis au jour une cargaison d'or soviétique - en paiement d'armes britanniques - valant 70 milliards CAN en dollars courants. Plus de 700 épaves de l'époque auraient été examinées par Britannia's Gold avant que la société de recherche de l'« or de Churchill » ne soit lancée.




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