Houston, cité de l'espace

Les touristes affluent au Space Center Houston, la partie... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Les touristes affluent au Space Center Houston, la partie du Centre spatial Lyndon B. Johnson ouverte au public. Sur notre photo, une réplique de la navette Independence installée sur un avion de transport de Boeing accueille les visiteurs.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

« Houston, nous avons un problème. » La phrase, une déformation d'un message envoyé par l'astronaute Jack Swigert lors de la mission Apollo 13, a collé à la ville de Houston. Si bien qu'aujourd'hui, la plus grande ville du Texas est spontanément associée à la conquête spatiale.

L'astronaute Jack Swigert en 1971... (Photo fournie par la NASA) - image 1.0

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L'astronaute Jack Swigert en 1971

Photo fournie par la NASA

Le coeur du secteur spatial de Houston est évidemment le Centre spatial Lyndon B. Johnson de la NASA. Ce vaste campus, situé au sud-est de la métropole, occupe une superficie près de 3,5 fois plus grande que le parc du Mont-Royal. Ses 10 000 employés y circulent entre les bâtiments sur des vélos en libre-service, longeant des pelouses où broutent les chevreuils... et même de rares alligators.

Du programme Mercury aux missions vers la Station spatiale internationale en passant par les mythiques programmes Gemini et Apollo, c'est d'ici que s'établissent les communications entre les astronautes et la Terre depuis les années 60. Avec ses écrans géants et son armée d'ordinateurs, le légendaire centre de contrôle des missions est exactement comme dans les films. 

Hier, on y voyait flotter en direct les astronautes dans la Station spatiale internationale alors qu'elle survolait le Pacifique. Chaque employé doit demander la permission pour quitter son poste, ne serait-ce que pour aller aux toilettes. Et le directeur de vol, identifié par un écriteau lumineux où on peut lire « Flight Director », a les pleins pouvoirs. Même le président ne peut outrepasser son autorité.

UNE VILLE RYTHMÉE PAR L'ESPACE

Le Centre spatial Lyndon B. Johnson a donné son visage à toute une partie de la ville, où les rues portent des noms comme Gemini, Apollo, Mercury ou Saturn. Les touristes affluent au Space Center Houston, la partie du complexe ouverte au public. On peut notamment y voir les modules de commande des missions Apollo 11 et 17, une fusée Saturn V et une combinaison spatiale encore tachée de poussière lunaire portée par l'astronaute Charles Conrad.

Dans une ville où l'équipe de baseball s'appelle les Astros et l'équipe de basketball, les Rockets, le secteur spatial ne se résume cependant pas à la NASA. La région de Houston compte pas moins de 150 entreprises du secteur de l'espace et de l'aviation.

ILS « AVAIENT » UN PROBLÈME

Pour la petite histoire, ce sont les mots « Houston, we've had a problem here » qu'a prononcés l'astronaute Jack Swigert. Ils suivaient l'explosion d'un réservoir d'oxygène pendant la mission Apollo 13, qui a elle-même déclenché l'explosion d'un réservoir d'essence. Ces graves incidents ont empêché les astronautes de se poser sur la Lune, mais on a réussi à les ramener sur Terre sains et saufs. Avec le temps, c'est la phrase « Houston, we have a problem », telle que prononcée dans le film Apollo 13, qui s'est gravée dans l'imaginaire.




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