Effets de la gravité: le cerveau de l'astronaute David Saint-Jacques analysé

L'astronaute David Saint-Jacques... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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L'astronaute David Saint-Jacques

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
Calgary

L'astronaute québécois David Saint-Jacques participera à une étude sur les effets des forces gravitationnelles réduites sur le cerveau humain lors de sa mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (SSI) en 2018-2019.

Appelée «Wayfinding» (orientation), cette expérience sera pilotée conjointement par l'Agence spatiale canadienne et l'Université de Calgary.

L'objectif de l'étude sera de déterminer comment la diminution de la force de gravité affecte le cerveau des astronautes qui effectuent des séjours prolongés dans l'espace et comment cela se répercute sur leur capacité à s'orienter.

Les conclusions de cette étude permettront de mieux comprendre certains troubles neurologiques et la dégénérescence neurale liée au vieillissement. Les chercheurs espèrent que cette expérience permettra également de mieux cerner les traitements offerts aux patients qui souffrent de ces pathologies.

L'Agence spatiale canadienne investira 728 000 $ sur cinq ans dans cette étude dirigée par le professeur Giuseppe Iaria, qui pose l'hypothèse que «des mécanismes spécifiques très importants pour la reconnaissance et la navigation spatiale» seront touchés.

Des études ont déjà démontré que pour chaque mois passé dans l'espace, les astronautes perdent en moyenne plus de 1% de leur masse osseuse.

«Il n'y a pas un seul système du corps qui n'est pas affecté par l'absence de gravité», a souligné David Saint-Jacques, ajoutant que les astronautes sont les «cobayes parfaits pour la recherche médicale».

Avant son départ, puis à son retour sur Terre, il devra subir une neuroimagerie et se soumettre à des évaluations comportementales dans des environnements semblables à ceux des jeux vidéos.

«Ça fait partie de mon travail, a-t-il soutenu. Si je peux contribuer à la recherche médicale et ultimement, aider à sauver des vies et découvrir un traitement contre quelque chose, ce serait un grand privilège.»

Par ailleurs, il dit toujours ignorer la nature des expériences qu'il conduira à bord de la SSI.

«La plupart des expériences menées par des Canadiens ont à voir avec la recherche en médecine et en santé. C'est notre point fort, en dehors de la robotique», a-t-il précisé, ajoutant que l'expérimentation en biologie gagne du terrain.

L'astronaute âgé de 46 ans a grandi à Saint-Lambert, au Québec, et est formé en médecine, en génie et en astrophysique.

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