L'Agence spatiale canadienne recrute des astronautes

L'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne
Ottawa

Vous rêvez depuis tout petit de devenir astronaute ? L'Agence spatiale canadienne est en pleine période de recrutement pour pourvoir deux postes au sein de son corps d'astronautes.

Il va sans dire que les candidats doivent être très brillants, en pleine forme physique et aimer les voyages - pas seulement dans l'espace, mais aussi sur Terre. Ils doivent donc être prêts à laisser derrière eux leur famille, parfois à court préavis et pendant de longues périodes. Les candidats devront aussi prévoir un déménagement à Houston, au Texas, pour août 2017.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le doctorat n'est pas requis - quoique le fait d'être médecin ou dentiste ne peut pas nuire. En fait - et dans la mesure où le sujet sera brillant -, un baccalauréat en génie ou en sciences pures «suffira». Le bilinguisme officiel n'est pas requis, mais il constitue «un atout». Et les expériences diverses seront considérées.

La vision doit être parfaite, avec ou sans correction - l'Agence spatiale indique d'ailleurs qu'elle ne recommande pas le recours à la chirurgie au laser dans le seul but d'augmenter ses chances. Par contre, les daltoniens n'auront jamais le feu vert du comité de sélection.

À un niveau plus humain, les «qualités et compétences essentielles» pour faire partie du corps des astronautes de l'ASC comprennent: le jugement, l'intégrité, le raisonnement, le travail d'équipe, la débrouillardise, la synthèse et la vulgarisation, bien sûr, mais aussi l'art de parler en public - pensons à Julie Payette ou David Saint-Jacques.

Les bonnes manières seront aussi très appréciées.

«Quand vous enfermez des gens dans une boîte de conserve pendant des mois - voire deux ans, dans le cas d'une mission vers Mars -, il est très important de respecter les autres, de respecter certaines des valeurs typiquement canadiennes», explique Jeremy Hansen, qui s'entraîne actuellement pour s'envoler dans l'espace - un jour, peut-être.

Car les candidats retenus ne sont pas assurés de gagner un jour la stratosphère. Par contre, selon M. Hansen, ce métier est déjà très excitant même si on le passe sur Terre. Mais le ministre fédéral de l'Innovation et des Sciences, Navdeep Bains, a admis vendredi que le Canada vise maintenant la «planète rouge».

Des astronautes canadiens sont allés dans l'espace avant même la création de l'Agence spatiale, en 1989. Marc Garneau, aujourd'hui ministre des Transports à Ottawa, a été le premier, lors d'une mission de la NASA en 1984. Depuis, 11 autres Canadiens ont voyagé à bord de navettes de la NASA ou de fusées russes Soyouz, lors de 15 missions vers la Station spatiale internationale.

Les candidatures sont acceptées jusqu'au 15 août. Les aspirants retenus après une première présélection participeront à une deuxième phase «rigoureuse» de tests, d'entrevues et d'examens, qui durera près d'un an.

David Saint-Jacques, qui est devenu le mois dernier le plus récent astronaute en attente d'un billet, prévient que les sélectionneurs ne font pas de quartier. «Chaque test est un défi ultime qui vous pousse à la limite de vos capacités. Et quand vous croyez avoir tout donné, le véritable test commence», a-t-il confié lors de la conférence de presse, vendredi, au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, à Ottawa.

Le musée présente d'ailleurs cet été une exposition Star Trek, qui offre aux «cadets l'occasion de faire l'expérience d'une journée d'orientation à l'Académie de Starfleet». Une répétition pour les vraies frontières du réel ?

L'échelle salariale des astronautes canadiens varie de 91 300 $ à 178 400 $, selon que l'on soit en période d'entraînement, que l'on ait terminé avec succès le programme de la NASA, ou que l'on ait «complété avec succès» une première mission dans l'espace.

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