Deux nouveaux satellites Galileo pour rivaliser avec le GPS

Une fusée russe Soyouz emportant des satellites Galileo.... (PHOTO JODY AMIET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Une fusée russe Soyouz emportant des satellites Galileo.

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Laurence COUSTAL
Agence France-Presse
Paris

Deux nouveaux satellites Galileo seront lancés, jeudi à partir de la Guyane française, permettant la mise en place dès la fin de l'année prochaine d'un système de navigation européen rivalisant avec le GPS américain.

Le lanceur russe Soyouz emportant les 11e et 12e satellites Galileo devrait décoller depuis la Guyane française à 6h51 (heure de l'Est).

«L'équivalent du GPS, mais avec d'autres fonctionnalités (...) comme la datation des évènements arrivera fin 2016», a expliqué à l'AFP Jean-Yves Le Gall, patron du CNES, l'agence spatiale française.

Le lanceur sera chargé de mettre ces satellites de fabrication allemande (société OHB) sur une orbite située à une altitude de 23 222 km. La mission doit durer environ 3 heures 48.

«Le programme est vraiment sur les rails, il avance, il tient ses promesses», a estimé Stéphane Israël, PDG d'Arianespace, la société française chargée du lancement, interrogé par l'AFP.

Depuis le décollage du premier satellite expérimental GIOVE-A, le 27 décembre 2005, un tiers de la constellation Galileo qui devrait compter 30 satellites, a été mis en orbite et un réseau de stations sol a été construit autour du globe.

Projet emblématique de la Commission européenne, Galileo vise à réduire la dépendance de l'Europe à l'égard du GPS américain, tout en améliorant les services rendus aux utilisateurs grâce à sa très grande précision.

À l'écoute de tous les SOS

«Galileo dispose des dernières avancées technologiques que le GPS américain, plus ancien, n'a pas», a expliqué Didier Faivre, directeur du programme Galileo à l'Agence spatiale européenne (ESA).

De plus, grâce à une constellation plus dense et une orbite plus élevée, Galileo devrait fournir une meilleure couverture et une meilleure précision que ses concurrents.

Une des grandes nouveautés du système concernera les opérations de recherche et de sauvetage. «Avec Galileo, un appel de détresse sera visible de n'importe où sur le globe, ce qui n'est pas encore le cas», a expliqué Didier Faivre.

Galileo s'occupera également d'agriculture de précision. Grâce à «une image satellite de votre champ qui mesure l'état de végétation (...) l'épandeur mettra de l'engrais juste sur les plans qui en ont besoin et pas sur les autres», a expliqué Jean-Yves Le Gall. «Ça permet des gains considérables».

L'année prochaine, la fusée Ariane 5 entre dans la danse et permettra la mise en orbite de quatre satellites à la fois.

«Le fait de disposer de deux lanceurs (Ariane et Soyouz) est un avantage, une double source ça vous «dérisque»», précise Stéphane Israël.

«L'objectif que nous visons c'est la première Ariane 5 pour Galileo à l'automne 2016», précise le PDG d'Arianespace.

En 2017 et 2018, deux lancements d'Ariane et un dernier de Soyouz seront dédiés à Galileo. Ce qui permettra au système d'être complètement opérationnel.

En août 2014, les satellites 5 et 6 de la constellation avaient été expédiés sur une mauvaise orbite. Une erreur corrigée depuis.

«C'étaient des choses extrêmement pointues. Là, tout a été vérifié, je suis très confiant», a précisé Jean-Yves Le Gall.

Le déploiement des satellites Galileo, entièrement financé par la Commission européenne, va coûter environ 7 milliards d'euros. Puis il faudra 500 à 600 millions d'euros pour opérer, maintenir et renouveler les satellites.

«Cette année, on aura lancé 6 satellites en 9 mois, on est très content», s'est enthousiasmé Didier Faivre.

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