Le parachute supersonique de la NASA s'est déchiré

Le parachute supersonique testé lundi par la NASA, le plus grand jamais... (IMAGE FOURNIE PAR LA NASA)

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Agence France-Presse
Washington

Le parachute supersonique testé lundi par la NASA, le plus grand jamais déployé, clé des futures missions habitées sur Mars, s'est ouvert presque complètement mais a commencé à se déchirer peu après, a indiqué mardi l'agence spatiale américaine.

Il s'agissait du deuxième essai de ce parachute géant de 30 mètres de diamètre, qui pour ce test devait freiner une sorte de soucoupe volante de trois tonnes allant à deux fois la vitesse du son.

Lors de la première expérience, menée également dans le ciel d'Hawaii en juin 2014, le parachute s'était à peine déployé, se déchirant immédiatement.

«Au cours des prochains jours nous allons récupérer et analyser toutes les données qui se trouvent à bord de la soucoupe», a expliqué lors d'une conférence de presse téléphonique Ian Clark, responsable scientifique de cette expérience appelée «Low-Density Supersonic Decelerator», ou LDSD.

La soucoupe a été endommagée par l'impact sur l'océan mais tous les instruments à bord (les caméras et la boîte noire avec les données du vol) ont été récupérés, tout comme le parachute et l'enveloppe du ballon qui a transporté l'engin jusqu'à 37 km d'altitude pour ce test.

«Nous allons récupérer et analyser toutes les données pour comprendre ce qui marche et ne marche pas, et nous allons revoir notre concept», a-t-il dit.

Mark Adler, le responsable du projet au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, a souligné quant à lui qu'«il faut comprendre ce qui s'est passé avec le parachute défaillant pour pouvoir procéder à une nouvelle modification de la conception» avant le prochain test, prévu à l'été 2016.

Il a aussi estimé que la NASA devait réussir deux tests de ce parachute supersonique avant d'être certaine qu'il fonctionnera pour poser en douceur les premiers hommes qui iront sur Mars. La NASA envisage la première mission habitée sur le planète rouge à l'horizon des années 2030.

Pour le test lundi comme pour le premier, effectué l'an passé, un énorme ballon gonflé à l'hélium a transporté la «soucoupe volante» et son parachute jusqu'à une altitude de 37 kilomètres au-dessus du Pacifique avant de la larguer. La soucoupe a alors été propulsée par une fusée jusqu'à 55 kilomètres d'altitude, à plus de quatre fois la vitesse du son, soit 4651 km/h, en 70 secondes.

Un «ralentisseur supersonique aérodynamique gonflable» en forme de beignet, appelé «SIAD», s'est alors normalement déployé pour freiner la descente du vaisseau jusqu'à une vitesse d'environ 2,5 fois la vitesse du son (3060 km/h). Le parachute principal s'est ensuite ouvert comme prévu, avant de se déchirer.

Cette nouvelle technologie de freinage est testée à très haute altitude, car les conditions y sont similaires à celles de la haute atmosphère martienne, qui est de très faible densité.

De ce fait, tout parachute destiné à ralentir un vaisseau spatial lourd se déplaçant à grande vitesse devra être particulièrement résistant.

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