Une dernière photo de Mercure, une première de Pluton

Une photo de Mercure, prise par la sonde... (PHOTO ARCHIVES NASA)

Agrandir

Une photo de Mercure, prise par la sonde américaine Messenger.

PHOTO ARCHIVES NASA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence Science Presse

Pendant qu'une sonde s'écrasait sur Mercure, une autre approchait de Pluton. Voici des nouvelles aux deux extrémités du système solaire.

Cette image est la dernière qu'a renvoyée la sonde américaine Messenger avant de connaître son sort funeste, dans l'après-midi du 30 avril. C'était prévu : après quatre ans autour de Mercure, la planète la plus proche du Soleil, l'intense gravitation de notre étoile forçait Messenger à réajuster régulièrement son orbite jusqu'à s'écraser sur Mercure. Après quatre ans, elle n'avait plus de carburant.

Parce qu'elle a été la première à tourner autour de Mercure, Messenger aura permis de la photographier sous toutes ces coutures (289 000 photos), d'analyser sa composition chimique, et de confirmer que ses régions polaires contiennent de la glace et des molécules organiques - non pas de la vie, mais les « briques » de la vie.

À des milliards de kilomètres de là : après un voyage de neuf ans, la sonde américaine New Horizons approche de Pluton et la NASA a publié le 29 avril une séquence d'images qui excite beaucoup les astronomes. On y distingue des lignes pâles et sombres faisant des centaines de kilomètres de long et surtout, une tache blanche au pôle, qui pourrait être une calotte glaciaire. Les images permettent aussi de distinguer la plus grosse lune, Charon.

Le tout est flou : New Horizons n'était encore qu'à une centaine de millions de kilomètres de Pluton quand ces images ont été prises, entre les 12 et 18 avril. Mais qu'on puisse déjà distinguer des couleurs signifie que, peu importe ce que sont ces couleurs, c'est gros pour un monde aussi petit que Pluton.

New Horizons sera au plus près de Pluton le 14 juillet vers midi (TU ou GMT). Contrairement à Messenger, elle ne se mettra pas en orbite : elle foncera à travers le « système » plutonien en quelques heures. La NASA évalue que l'envoi des données récoltées pourrait ensuite s'étaler sur des mois.

Le tout se passe à 4,7 milliards de kilomètres de nous. À cette distance, le signal qu'envoie New Horizons met quatre heures et demie à nous parvenir.

Si Pluton n'est plus une « planète », elle est en revanche le plus gros des millions de corps célestes qui composent la ceinture de Kuiper. Il est possible qu'après son passage, elle puisse être dirigée vers un second de ces petits mondes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer