La NASA reporte le lancement d'un satellite de mesure de l'humidité des sols

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Le satellite sera placé en orbite polaire à 685 kilomètres d'altitude et effectuera une rotation de la Terre toutes les 98,5 minutes.

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Agence France-Presse
Washington

Des vents violents ont forcé jeudi l'agence spatiale américaine (NASA) à reporter d'au moins 24 heures le lancement du premier satellite de mesure de l'humidité des sols sur l'ensemble de la Terre, qui doit permettre de mieux prédire les sécheresses et les inondations.

La fusée Delta 2 de la société United Launch Alliance transportant le satellite SMAP (Soil Moisture Active Passive mission) devait décoller de la base militaire Vandenberg en Californie à 9h20 (heure de l'Est).

Mais des vents trop forts à haute altitude ont empêché le décollage dans la fenêtre de tir de trois minutes, a expliqué la NASA, qui effectuera une nouvelle tentative vendredi à la même heure.

Le satellite, qui est doté de deux instruments, un radiomètre et un radar, doit effectuer des mesures très précises de l'eau et de la glace contenue dans les sols.

Cette mission permettra d'établir une carte d'une résolution sans précédent de l'humidité à la surface de la Terre au moins tous les deux à trois jours, ce qui permettra de mieux prédire les sécheresses et les risques d'inondation.

Le degré hygrométrique des sols, comme celui de l'air, joue un rôle important dans les prévisions météorologiques et dans la compréhension des cycles de l'eau ainsi que de la dynamique du changement climatique, expliquent les scientifiques de la NASA.

Tous les types de sols émettent des micro-ondes, dont l'intensité varie en fonction de la quantité d'humidité qu'ils contiennent.

Ainsi, plus le sol est sec, plus grandes sont les émissions de micro-ondes. Inversement plus il est humide, moins d'énergie il contient.

Le radiomètre mesure ces radiations de micro-ondes, ce qui permet aux scientifiques à partir de ces données de calculer le degré hydrique des sols.

«Le récepteur à bord du satellite est extrêmement sensible», explique Jeff Piepmeier, responsable du radiomètre au centre des vols spatiaux Goddard de la NASA à Greenbelt dans le Maryland (est).

«Si on pouvait mettre un téléphone mobile sur la Lune fonctionnant sur la même fréquence que le récepteur du satellite --une grande antenne-- nous pourrions voir le portable s'allumer et s'éteindre», précise-t-il.

Le satellite sera placé en orbite polaire à 685 kilomètres d'altitude et effectuera une rotation de la Terre toutes les 98,5 minutes.

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