Feu vert à l'atterrissage de Philae sur une comète le 12 novembre

La comète Tchourioumov-Guérassimenko prise en photo par le robot... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE)

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La comète Tchourioumov-Guérassimenko prise en photo par le robot Philae.

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Agence France-Presse
Paris

L'Agence spatiale européenne (ESA) a donné son feu vert à la tentative d'atterrissage de Philae, le robot laboratoire transporté par la sonde européenne Rosetta, sur le site «J», situé sur la «tête» de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, le 12 novembre.

Ce sera la première fois qu'un engin de fabrication humaine tentera de se poser sur le noyau d'une comète, une opération très délicate, encore compliquée par la structure irrégulière du noyau de Tchourioumov-Guérassimenko.

Philae tentera de se poser sur le site principal d'atterrissage retenu, désigné par la lettre «J», sélectionné comme celui présentant le moins de risques, a confirmé l'ESA mercredi dans un communiqué.

Le site J est situé sur le petit lobe du noyau de la comète, sa «tête», si on se réfère à son étonnante forme de canard.

Un second site, le site C, situé sur le grand lobe du noyau, avait été choisi comme «site de secours».

Philae se séparera de Rosetta à 4h35, à une distance d'environ 22,5 km du centre de la comète, pour atterrir environ 7 heures plus tard.

Étant donné que le signal qu'enverra Rosetta vers la Terre mettra 28 minutes et 20 secondes pour arriver à destination, la confirmation de la séparation parviendra aux stations au sol à 5h03, et celle de l'atterrissage vers midi.

«Nous savons maintenant exactement où l'atterrisseur va se poser, ce qui est une étape importante de la très délicate, mais captivante séquence d'opérations qui s'annonce», a déclaré Fred Jansen, responsable de la mission Rosetta à l'ESA, cité dans le communiqué.

«Toutefois, il reste encore une série d'étapes clés à franchir avant le feu vert définitif pour l'atterrissage», a-t-il prévenu, en particulier dans les heures qui précèderont le largage de Philae.

«Si un seul voyant est au rouge, nous devrons interrompre la séquence des opérations et en établir une nouvelle, en nous assurant que l'atterrissage peut de nouveau être tenté sans faire courir de risque à Rosetta», a expliqué Fred Jansen.

Une fois largué par la sonde Rosetta, Philae, un atterrisseur de 100 kg bardé de 10 instruments scientifiques, sera soumis au seul champ de gravité de la comète pour rejoindre sa cible.

Quand il sera au contact avec le noyau de la comète, le plus gros risque, compte tenu de la faible gravité, c'est le rebond. Trois systèmes sont prévus pour assurer son ancrage : l'émission d'un gaz afin de le plaquer à la surface, deux harpons qui peuvent s'accrocher jusqu'à 2,5 m de profondeur, et des sortes de vis au niveau de ses trois pieds.

La première phase d'activités scientifiques à la surface commencera environ une heure après l'atterrissage de Philae et durera 64 heures, soit la durée d'autonomie de la pile du robot.

La suite dépendra de la capacité de Philae à recharger ses batteries grâce à ses panneaux solaires.

«La mission scientifique de Philae arrivera vraisemblablement à terme en mars 2015», selon l'ESA, pour cause de surchauffe lorsque la comète se rapprochera du Soleil.

De son côté, Rosetta poursuivra sa mission d'escorte de la comète pendant encore plusieurs mois.

«Cette mission sans précédent (...) nous livrera des informations cruciales sur la formation du Système solaire, la présence de l'eau, et peut-être l'origine de la vie sur Terre», a souligné l'ESA.

Rosetta se trouvait mercredi à seulement 10 km de la comète.

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