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Publication de la première «carte de l'épigénome» humain

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Agence France-Presse
PARIS

Un groupe de scientifiques a publié aujourd'hui les données les plus complètes disponibles à ce jour sur l'épigénome humain, l'ensemble des modifications qui interviennent dans la régulation des gènes et qui jouent un rôle important dans le développement et dans l'apparition des maladies.

Présentées comme la «première carte exhaustive de l'épigénome d'un grand nombre de cellules humaines», les données figurent dans une vingtaine d'études publiées simultanément dans la revue scientifique Nature par des chercheurs participant au vaste programme Epigenomics.

Ce programme a été lancé en 2006 par les instituts nationaux de santé américains.

Après avoir séquencé le génome de l'homme -qui reste globalement identique tout au long de la vie-, les scientifiques ont voulu comprendre comment l'activation des gènes pouvait être influencée par notre régime alimentaire ou notre environnement.

Le mécanisme passe par l'épigénétique : certaines régions de l'ADN sont prises pour cibles, notamment par le biais d'un processus appelé «méthylation» qui aboutit à diminuer voire à éteindre l'expression d'un gène.

De nombreuses incertitudes subsistent toutefois autour des processus impliqués, mais les chercheurs sont de plus en plus persuadés qu'ils jouent un rôle important dans des pathologies comme le cancer, l'autisme ou la maladie d'Alzheimer ou dans le vieillissement.

Les études publiées aujourd'hui ont notamment décrit l'épigénome de 111 types de cellules cardiaques, musculaires, hépatiques, dermatologiques et foetales.

Les gènes représentent à peine 1,5% du génome humain. Le reste a longtemps été considéré comme de l'ADN non codant, mais des découvertes récentes ont permis de montrer que cet ADN hâtivement qualifié «d'ADN poubelle» pouvait en réalité jouer un rôle essentiel dans la régulation de l'activité des gènes.

«Il s'agit d'un progrès majeur dans les efforts en cours pour comprendre comment les trois milliards de lettres figurant dans le livre de l'ADN d'un individu peuvent entrainer des activités moléculaires très diverses» relève Francis Collins, chef de l'Institut national de santé américain (NIH) qui participe au programme Epigenomics.

Des chercheurs de la Harvard Medical School du Massachusetts ont pour leur part montré que la signature génétique unique d'une cellule cancéreuse pouvait être utilisée pour identifier la cellule d'origine d'une tumeur.

D'autres chercheurs ont pour leur part exploré la piste épigénétique dans la maladie d'Alzheimer chez des souris tandis que des chercheurs de l'Imperial College de Londres ont identifié 34 gènes jouant un rôle dans l'asthme et dans les allergies.

«Il n'y a pas que le code génétique qui puisse influencer la maladie» souligne William Cockson, un professeur de l'Imperial College de Londres qui estime que  «la manière dont les gènes sont lus» pourrait jouer un rôle «encore bien plus important».

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