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L'avion solaire Solar Impulse franchit une première étape

L'appareil de 1600 kg en fibre de carbone... (Photo Reuters)

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L'appareil de 1600 kg en fibre de carbone avec une envergure d'ailes de 63,4 mètres a volé tranquillement à une vitesse moyenne de 49 km/h.

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Agence France-Presse
Base aérienne de Moffett

L'appareil expérimental suisse Solar Impulse, premier avion solaire, a atterri tôt samedi à l'aéroport international Sky Harbor de Phoenix, dans le sud-ouest des États-Unis, première étape d'une longue traversée du pays.

Piloté par l'aventurier suisse Bertrand Piccard, l'appareil monoplace propulsé par l'énergie du soleil, est arrivé à l'aéroport international Sky Harbor de Phoenix dans l'Arizona à 7h30 GMT (3h30 à Montréal), selon des images diffusées en direct sur le site internet des organisateurs.

Il avait décollé dix-huit heures auparavant, vendredi, de la base aérienne de Moffett, près de San Francisco, en Californie.

À son atterrissage, l'avion était attendu par une équipe au sol. André Borschberg, l'autre pilote et cofondateur avec Bertrand Piccard du projet d'avion écologique, a escaladé l'échelle menant vers le cockpit pour accueillir le héros du jour, qui a levé les bras en signe de victoire.

Quelques personnes venues l'acclamer étaient rassemblées sur le tarmac. «Je suis heureux d'être ici, heureux d'avoir atterri à Phoenix», a déclaré aux journalistes le pilote, transporté de joie.

L'appareil de 1600 kg en fibre de carbone avec une envergure d'ailes de 63,4 mètres a volé tranquillement à une vitesse moyenne de 49 km/h.

«Solar Impulse a réussi son envol de la base aérienne de Moffett. C'est un décollage parfait», avait annoncé un aiguilleur de la tour de contrôle vendredi lorsque l'appareil s'était envolé peu après 6h (9h à Montréal) au lever du soleil dans un ciel clair.

«Il n'y a quasiment pas de vent», avait indiqué, souriant, Bertrand Piccard, une heure après son envol.

Des caméras dans le cockpit ont retransmis en direct la traversée. Un tableau de bord sur le site montre également en temps réel les paramètres du vol dont la vitesse de l'appareil, sa direction, le niveau de la batterie et la puissance des moteurs.

La traversée d'ouest en est jusqu'à New York se fera en cinq étapes pour des raisons de sécurité, avaient expliqué les deux aventuriers suisses, soulignant que l'appareil pouvait techniquement faire ce vol sans escale, mais qu'il ne pouvait y avoir qu'un seul pilote à bord.

Les deux pilotes se sont limités à voler au maximum 24 heures.

12 000 cellules photovoltaïques

Après Phoenix, la prochaine destination sera Dallas-Fort Worth au Texas suivi d'Atlanta, Nashville et Saint Louis.

La quatrième étape amènera Solar Impulse à l'aéroport de Dulles près de la capitale, Washington, à la mi-juin, et New York à l'aéroport Kennedy en juillet, la destination finale.

L'appareil restera entre une semaine et dix jours à chaque arrêt pour permettre aux curieux de voir l'avion et de s'entretenir avec les pilotes.

L'objectif est de promouvoir la technologie de l'avion qui dépend de 12 000 cellules photovoltaïques capables de produire l'électricité suffisante pour charger sa batterie au lithium de 400 kilos nécessaire à l'alimentation des quatre moteurs électriques à hélice de 10 chevaux chacun, de jour comme de nuit.

«Avant l'exploration signifiait conquérir le monde, des territoires, aujourd'hui la véritable aventure est de rendre le monde plus durable et de trouver des solutions avec les technologies existantes», avait indiqué jeudi la porte-parole de Solar Impulse, Alenka Zibetto.

Solar Impulse, un projet lancé il y a dix ans, avait fait son baptême de l'air en juin 2009.

En 2010, l'avion solaire avait effectué un vol sans escale de 26 heures montrant ainsi sa capacité à accumuler suffisamment d'électricité durant le jour pour continuer à voler de nuit.

Un an après, il avait réalisé son premier vol international entre la Belgique et la France et en juin 2012, le premier périple transcontinental de 2500 km entre Madrid et Rabat au Maroc en 20 heures.

André Borschberg et Bertrand Piccard prévoient un tour du monde en 2015 avec une version améliorée de cet appareil.

Bertrand Piccard, psychiatre de formation, est le petit fils du physicien Auguste Piccard, inventeur du ballon stratosphérique et premier avec un coéquipier à avoir atteint la stratosphère.

Son père est l'océanographe Jacques Piccard qui a contribué à inventer un sous-marin, le bathyscaphe Trieste, dans lequel il a établi en 1960 un nouveau record de plongée avec un Américain en descendant à 10 920 mètres.

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