Riyad lance une coalition antiterroriste de pays musulmans

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Avec la mise en commun des moyens des 40 pays « commence une phase de lutte contre le terrorisme, qui enregistre déjà de défaites dans nombreux pays musulmans », a encore souligné le prince saoudien Mohammed ben Salmane (au centre), le 26 novembre à Riyad.

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Agence France-Presse
RIYAD

L'Arabie saoudite a lancé dimanche une coalition antiterroriste de 40 pays musulmans à dominante sunnite, en promettant une lutte implacable contre les groupes extrémistes jusqu'à leur « disparition de la terre ».

L'homme fort d'Arabie saoudite, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a ouvert à Riyad une réunion des ministres de la Défense de ces pays d'Asie et d'Afrique, dont le Pakistan, la Turquie et le Nigeria, marquant le lancement de cette coalition.

Il a souhaité une « coordination forte, excellente et spéciale » entre ses membres contre les groupes extrémistes.

L'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite, la Syrie et l'Irak ne font pas partie de cette coalition.

Le Qatar, qui figure sur une liste des pays membres publiée par l'agence officielle SPA, n'a pas pris part à la réunion.

Quatre pays arabes, dont l'Arabie saoudite, ont rompu avec le Qatar en juin en l'accusant de soutenir les groupes extrémistes, ce que Doha dément.

« Notre réunion est très importante car ces dernières années les organisations [terroristes] agissaient dans nos pays sans qu'il y ait de coordination » pour les contrer, a dit le prince héritier saoudien.

« Cet état de fait prend fin aujourd'hui car plus de 40 pays envoient un signal très fort consistant à dire que nous allons travailler ensemble et que nous allons mettre ensemble nos capacités militaires, financières, politiques et de renseignement », a-t-il souligné.

« Cela se fera à partir d'aujourd'hui et chaque pays va y contribuer à hauteur de ses capacités ».

Le prince saoudien a exprimé à l'occasion la solidarité des participants avec l'Égypte où un attentat contre une mosquée a fait vendredi 305 morts. « C'est un évènement très douloureux qui vient nous rappeler les dangers du terrorisme et de l'extrémisme », a-t-il déclaré.

« Nous allons nous tenir aux côtés de l'Égypte et de tous les pays du monde qui combattent le terrorisme et l'extrémisme », a poursuivi le prince saoudien.

La coalition à l'initiative du prince Mohammed avait été annoncée en décembre 2015.

« Image déformée de l'islam »

« Plus que le meurtre d'innocents et la propagation de la haine, le terrorisme et l'extrémisme déforment l'image de notre religion », a encore souligné le jeune prince saoudien qui se fait le champion d'un « islam modéré, tolérant et ouvert sur les autres religions ».

Avec la mise en commun des moyens des 40 pays « commence une phase de lutte contre le terrorisme, qui enregistre déjà de défaites dans nombreux pays musulmans », a encore souligné le prince saoudien.

« Nous allons continuer à pourchasser les terroristes jusqu'à ce qu'ils disparaissent de la terre », a-t-il encore dit.

La coalition a pour commandant militaire, le général pakistanais Raheel Sharif qui aura son quartier général à Riyad.

S'exprimant à l'ouverture de la réunion, le général pakistanais a précisé qu'il aura pour mission de « mobiliser et coordonner les ressources, faciliter les échanges d'informations et aider les pays membres à bâtir leurs propres capacités en matière de lutte contre le terrorisme ».

L'Arabie saoudite est déjà membre d'une alliance occidentale conduite par les États-Unis et qui combat les djihadistes en Irak et en Syrie

Elle a inauguré un centre dédié à la lutte contre les groupes extrémistes lors de la visite en Arabie saoudite du président américain Donald Trump en mai dernier.

Le lancement de la nouvelle coalition intervient en période de tension entre l'Iran et l'Arabie saoudite.

Les deux pays, qui n'ont plus de liens diplomatiques depuis janvier 2016, sont à couteaux tirés sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les conflits en Syrie et au Yémen où ils soutiennent des camps opposés.

Le prince Mohammed a qualifié le guide suprême iranien, Ali Khamenei, de « nouveau Hitler » dans un récent entretien au New York Times.

« Personne dans le monde n'accorde le moindre crédit à des remarques de ce genre », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, en parlant du prince héritier saoudien.




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