Les États-Unis «ne sont pas en Irak pour s'accaparer» le pétrole

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Jim Mattis

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Agence France-Presse
Bagdad

Les États-Unis ne vont pas piller les réserves de pétrole de l'Irak, a assuré lundi le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis à Bagdad, dans une volonté d'apaiser les craintes après des déclarations controversées du président américain.

Le locataire de la Maison-Blanche Donald Trump a plusieurs fois affirmé que les États-Unis auraient dû voler le pétrole irakien avant de retirer leurs troupes de ce pays en 2011, pour financer l'effort de guerre et pour priver le groupe djihadiste État islamique (EI) d'une source vitale de financement.

Mais Jim Mattis, ancien général à la retraite qui a combattu en Irak et en Afghanistan, a tenté de rassurer les Irakiens. «Nous, en Amérique, nous avons généralement payé pour le gaz et le pétrole et je suis sûr que nous allons continuer à le faire à l'avenir (...) Nous ne sommes pas en Irak pour accaparer le pétrole», a-t-il déclaré.

M. Mattis doit rencontrer des responsables irakiens, dont le premier ministre Haider Al-Abadi, pour sa première visite dans le pays comme secrétaire à la Défense.

Cette visite est effectuée dans le cadre d'une tournée qui l'a déjà mené en Europe et au Moyen-Orient.

Elle intervient au lendemain du lancement d'une nouvelle phase de l'offensive pour chasser l'EI de son plus grand bastion irakien Mossoul, dans le nord du pays. Après avoir pris le contrôle total de l'est de la cité en janvier, les forces irakiennes appuyées par une coalition internationale emmenée par Washington visent désormais la reconquête de la partie occidentale.

Outre ses déclarations sur le pétrole, M. Trump s'est attiré les critiques des responsables irakiens après avoir émis un décret interdisant temporairement l'entrée aux États Unis de ressortissants de sept pays, dont l'Irak.

Le décret a été suspendu par la justice américaine, mais la Maison-Blanche dit en préparer un nouveau pour contourner la décision de la cour.

Jim Mattis a dit ne pas avoir vu le nouveau décret, mais s'est dit persuadé que ce dernier n'affectera pas les Irakiens ayant travaillé aux côtés des forces américaines.




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