La Maison-Blanche «au courant» d'un tir de missile par les Iraniens

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L'Iran avait déjà effectué, en mars dernier, des tirs de missiles balistiques après la signature de l'accord et son entrée en vigueur en janvier 2016.

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Agence France-Presse
Washington

La Maison-Blanche a affirmé lundi être «au courant» d'un tir de missile balistique par l'Iran, sans donner d'autres précisions ou se prononcer sur une éventuelle réponse.

«Nous sommes au courant du fait que l'Iran a tiré ce missile. Nous examinons la nature exacte» (de ce tir), a déclaré Sean Spicer, porte-parole de l'exécutif américain, interrogé sur des informations de Fox News.

Il s'agit du premier test de missile balistique iranien depuis que Donald Trump est devenu le 45e président des États-Unis, a précisé la chaîne d'informations prisée des conservateurs, citant des responsables américains anonymes.

Le tir du missile de moyenne portée, qui a parcouru près de 1000 kilomètres avant d'exploser, a été effectué sur un site de Semnan, à quelque 225 km à l'est de Téhéran, toujours selon Fox, qui ne donne toutefois pas la date du tir.

«L'Iran a de nouveau tiré un missile balistique», a de son côté dénoncé le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou sur son compte Facebook, avant que Washington n'évoque ce test.

«C'est une violation flagrante d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Lors de ma prochaine rencontre avec le président Trump à Washington, je vais évoquer le renouvellement des sanctions contre l'Iran», a-t-il ajouté.

Le premier ministre israélien fait référence à la résolution 2231 des Nations unies qui «appelle l'Iran à ne pas entreprendre d'activité liée aux missiles balistiques conçus pour être capables de lancer des armes nucléaires».

Celle-ci avait été adoptée dans la foulée de l'accord historique sur le nucléaire iranien conclu mi-juillet 2015 entre les grandes puissances occidentales et Téhéran.

L'Iran avait déjà effectué, en mars dernier, des tirs de missiles balistiques après la signature de l'accord et son entrée en vigueur en janvier 2016.

Les essais, avait déploré en juillet 2016 le secrétaire général de l'ONU de l'époque, Ban Ki-moon, «ne correspondent pas à l'esprit constructif» de l'accord nucléaire.

Mais dans le rapport, l'ex-chef des Nations unies ne disait pas clairement si ces essais avaient violé ou non les dispositions de l'accord nucléaire, ni s'ils enfreignaient la résolution 2231.

La résolution a entériné la levée de la plupart des sanctions internationales contre Téhéran, mais maintenu l'interdiction faite à l'Iran de tirer des missiles balistiques capables d'emporter des ogives nucléaires.

Les pays occidentaux signataires de l'accord affirment que les tirs de mars dernier appartenaient à ce type d'armes. L'Iran conteste cette interprétation et maintient que ses missiles ne sont pas concernés par la résolution car son programme balistique est purement défensif.

Au sein du Conseil de sécurité, l'Iran a échappé jusqu'ici à d'éventuelles représailles, grâce au veto de la Russie face aux velléités de Paris, Washington, Londres et Berlin d'imposer de nouvelles sanctions.




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