Syrie : 28 morts dans un camp de déplacés, trêve à Alep

Une vue générale d'Alep, en Syrie.... (PHOTO HOSAM KATAN, ARCHIVES REUTERS)

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Une vue générale d'Alep, en Syrie.

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Agence France-Presse
ALEP

Au moins 28 civils, dont des femmes et des enfants, ont péri dans des frappes aériennes contre un camp de déplacés en Syrie, dernière tuerie en date dans le pays en guerre, au moment où une trêve temporaire était respectée à Alep.

Dans une nouvelle démonstration des horreurs de la guerre, un camp situé dans la province d'Idleb, où avaient trouvé refuge des familles ayant fui les combats dans la région voisine d'Alep, a été la cible de raids aériens, selon une ONG et des militants.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a affirmé que les raids avaient ciblé le camp d'Al-Kammouna près de la localité de Sarmada, frontalière de la Turquie, sans dire quel pays était derrière les frappes.

Vingt-huit civils dont des femmes et des enfants ont été tués et une cinquantaine blessés, a précisé l'OSDH.

Mamoun al-Khatib, directeur de l'agence de presse prorebelle Shahba press basée à Alep, a lui accusé le régime de Bachar al-Assad. « Deux avions du régime ont tiré quatre missiles sur le camp, deux sont tombés tout près provoquant un mouvement de panique et deux autres à l'intérieur où une dizaine de tentes ont pris feu ».

Il n'y a que des civils dans ce camp, a-t-il dit.

Des images diffusées par des militants sur les réseaux sociaux montrent des secouristes éteindre les flammes dévorant les tentes.

Il n'était pas possible de vérifier les accusations du militant syrien contre le régime, alors que le ciel syrien est encombré par les appareils du régime, ceux de la Russie et ceux de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

La vie reprend à Alep

La coalition internationale concentre ses frappes sur les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) alors que le régime utilise son aviation aussi bien contre les rebelles que contre les jihadistes du Front Al-Nosra et de l'EI. Les Russes, des alliés de M. Assad, ciblent certains groupes rebelles et les jihadistes.

Le commissaire européen responsable de l'aide humanitaire Christos Stylianides, parlant d'un « choc », a condamné le bombardement « inacceptable » du camp dans un message sur Twitter.

La grande majorité de la province d'Idleb est contrôlée par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés rebelles.

Des milliers de civils avaient fui les combats dans la province septentrionale d'Alep pour s'installer dans des camps bordant la frontière de la Turquie qui refuse de les laisser passer.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 270 000 morts, a aussi poussé à la fuite plusieurs millions de personnes depuis son déclenchement en mars 2011, provoquant un désastre humanitaire qui a atteint les portes de l'Europe.

Dans la ville d'Alep, les habitants goûtaient eux à une première journée de calme après l'entrée en vigueur d'une trêve pour mettre fin aux combats ayant fait près de 300 morts.

Aucun raid aérien n'a été signalé dans les quartiers rebelles de l'est d'Alep depuis le début d'application de la trêve de 48 heures à 0 h 1 locale. De nombreux commerçants y ont rouvert leurs magasins et l'activité a repris sur les marchés de fruits et légumes, cibles de frappes sanglantes.

« La situation est meilleure », a affirmé à l'AFP Mohammad Halwani, 31 ans, propriétaire d'un café internet. « Mais les habitants craignent la reprise des bombardements, des massacres ».

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