Fonds iraniens gelés aux États-Unis : l'Iran en appelle à l'ONU

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Le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Mohammad Javad Zarif.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'Iran a informé jeudi l'ONU qu'il était prêt à prendre des « contre-mesures » afin de débloquer des fonds iraniens gelés aux États-Unis pour dédommager des victimes d'attentats.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif demande aussi à M. Ban de tenter de convaincre Washington de débloquer ces avoirs.

Le 20 avril, la Cour suprême américaine a décidé que l'Iran devrait s'acquitter de près de deux milliards de dollars de compensations sur des fonds gelés aux États-Unis. Ces compensations sont réclamées par plus de 1000 victimes américaines d'attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon les familles, notamment des attentats contre des garnisons américaines à Beyrouth en 1983 et en Arabie saoudite en 1996.

« La République islamique d'Iran se réserve le droit d'entreprendre les actions légales appropriées, y compris des contre-mesures nécessaires et proportionnées, afin de protéger les droits du peuple iranien menacés par la conduite illégale des États-Unis », affirme le ministre iranien dans sa lettre.

Il invite M. Ban à « offrir ses bons offices de façon à convaincre le gouvernement américain de respecter ses obligations internationales (...) et de libérer les fonds iraniens gelés dans des banques américaines ».

S'appuyant sur « le principe de l'immunité de l'État », l'Iran « rejette les décisions illégales des tribunaux américains ». Il qualifie la décision de la Cour suprême de « vol organisé sous couvert de décision légale » et de « déni de justice ».

« Ce sont les États-Unis en fait qui devraient payer des réparations au peuple iranien pour leurs politiques constamment hostiles », affirme-t-il.

Le ministre accuse en particulier Washington d'avoir « renversé le gouvernement démocratiquement élu d'Iran en 1953 » et d'avoir soutenu la « dictature brutale » du Shah qui a suivi de 1953 à 1979.

L'Iran a menacé lundi les États-Unis de les poursuivre devant la Cour internationale de justice (CIJ).

La décision de la Cour américaine intervient dans un contexte sensible de difficile rapprochement entre les diplomaties iranienne et américaine, neuf mois après la signature à Vienne de l'accord historique sur le nucléaire iranien.

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