Nouvelles violences à Jérusalem, un jeune Palestinien tué

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Depuis le 1er octobre, 101 Palestiniens ont été tués dans des heurts entre lanceurs de pierres palestiniens et soldats israélien.

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Jean-Luc RENAUDIE
Agence France-Presse
Jérusalem

Un jeune Palestinien a été tué dimanche par la police israélienne lors de heurts à Jérusalem à l'issue d'une journée marquée par deux attaques au couteau dans la Ville sainte qui ont fait deux blessés, un des assaillants ayant été abattu.

Ayman Abbassi, 17 ans, a été tué sur le mont des Oliviers à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, lors de heurts avec la police israélienne, selon le ministère de la Santé palestinien.

Si plusieurs Palestiniens de la Ville sainte ont péri dans des heurts avec les forces de l'ordre israéliennes au début de la vague de violences meurtrières qui secouent Israël et les Territoires palestiniens depuis deux mois, Ayman Abbassi est le premier à y trouver la mort depuis plusieurs semaines.

Des heurts opposant jeunes Palestiniens et forces israéliennes secouaient plusieurs secteurs de Jérusalem-Est dimanche soir alors que les attaques au couteau s'étaient poursuivies dans la journée dans la Ville sainte.

Un Palestinien de 38 ans a légèrement blessé au couteau un policier dans la Vieille ville avant d'être tué, selon la police israélienne.

Quelques heures plus tard, c'est une étrangère d'une trentaine d'années, dont la nationalité n'a pas été précisée, qui a été légèrement blessée à coups de couteau près d'une station de bus de Jérusalem-Ouest. Un «suspect» palestinien a été arrêté, selon la police.

Plusieurs Palestiniens ont également été blessés par balles dans des villes de Cisjordanie occupée, lors de heurts avec l'armée israélienne, selon les secours palestiniens.

Depuis le 1er octobre, 101 Palestiniens (dont un Arabe israélien) ont été tués dans des heurts entre lanceurs de pierres palestiniens et soldats israéliens ou parce qu'ils menaient ou s'apprêtaient à mener, selon les autorités israéliennes, des attaques à l'arme blanche, à l'arme à feu ou à la voiture bélier. Les violences ont fait 17 morts côté israélien, ainsi qu'un Américain, et un Erythréen, selon un décompte de l'AFP.

3e radio fermée par l'armée 

Une visite la semaine dernière du secrétaire d'État américain, John Kerry, n'a pas réussi à apaiser la situation et Israël a annoncé dimanche qu'il suspendait les contacts avec l'Union européenne sur le processus de paix, en réponse à l'étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes dans les Territoires occupés décidé par Bruxelles.

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Le propriétaire de Radio Dream a indiqué avoir reçu un ordre de fermeture pour six mois. 

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Face aux violences, la communauté internationale appelle régulièrement Israéliens et Palestiniens à l'apaisement mais le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s'est dit déterminé à renforcer les mesures punitives.

Sur le front des médias, l'armée israélienne a fermé une troisième radio à Hébron. Les soldats ont «saisi tout le matériel et provoqué d'importants dégâts dans la station», a affirmé à l'AFP le propriétaire de Radio Dream, Talab Jaabari qui a indiqué avoir reçu un ordre de fermeture pour six mois. L'armée accuse la station d'«encourager le terrorisme».

Nasser Daiss, présentateur sur Dream, a dénoncé auprès de l'AFP, une «campagne de l'armée israélienne pour faire taire la voix palestinienne».

Deux autres stations de radio privées palestiniennes à Hébron, Al-Khalil et Al-Hourriya, accusées elles aussi d'«inciter à la violence» par l'armée, ont été fermées en novembre. Et deux autres ont affirmé avoir été menacées de fermeture.

D'autres stations menacées 

Tareq Souitan, directeur de «Radio Nass», qui émet depuis Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, a indiqué à l'AFP avoir reçu une notification écrite: «La lettre (...) nous menace de fermeture et de saisie de notre matériel si nous continuons à inciter à la violence» contre l'armée israélienne selon les termes employés dans la missive. «Nous ne faisons que diffuser des informations et des chansons nationalistes qui passent également sur d'autres radios palestiniennes».

Une autre radio, On FM, qui émet depuis Hébron a affirmé avoir reçu la même notification.

«Israël planifie une escalade et ne veut pas en finir avec ce qui se passe actuellement», a affirmé à l'AFP Mahmoud Khalifa, haut cadre du ministère palestinien de l'Information.

Outre la manifestation contre la fermeture de Dream, à Hébron, un autre défilé réunissant une centaine de personnes, a réclamé qu'Israël rende la quarantaine de corps d'assaillants palestiniens présumés abattus par ses hommes.

Le ministre israélien de l'Énergie Youval Steinitz, un proche de M. Nétanyahou, a préconisé jeudi la fermeture de la télévision et de la radio publiques palestiniennes, les accusant «d'incitation à la violence».

Par ailleurs, le Fatah, parti du président palestinien Mahmoud Abbas, a reporté son congrès, initialement prévu dimanche. Le mouvement, en proie aux divisions et traversé par les discussions au sujet de la possible succession de son chef âgé de 80 ans, a invoqué «le soulèvement populaire en cours».

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