Deux Palestiniens tués après avoir blessé sept soldats israéliens

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Chaque vendredi (photo: à Bethléem), les mouvements palestiniens, les islamistes du Hamas en tête, appellent à une « journée de la colère » qui dégénère en batailles rangées entre jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens qui répliquent par des tirs à balles réelles ou caoutchoutées et des grenades de gaz lacrymogène.

Photo Abdelrahman Younis, Reuters

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Michael BLUM
Agence France-Presse
Jérusalem

Deux nouvelles attaques à la voiture bélier en Cisjordanie occupée ont fait vendredi sept blessés parmi les soldats israéliens, tandis que les deux assaillants palestiniens ont été tués, à l'issue d'une semaine particulièrement meurtrière.

Par ailleurs, en soirée, un garde-frontière israélien a été grièvement blessé à Nahariya, dans le nord d'Israël, dans une attaque au couteau par un inconnu qui a pris la fuite, selon la police israélienne.

Tôt le matin, un Palestinien a percuté avec sa voiture des soldats israéliens postés à une station de bus près de la colonie israélienne de Kfar Adoumim, au nord-est de Jérusalem en Cisjordanie occupée avant d'être abattu par un civil israélien, selon la même source.

Deux des soldats, légèrement blessés, ont été transportés dans un hôpital de Jérusalem, selon les services de secours.

Selon la police, le Palestinien est sorti de sa voiture après avoir percuté les soldats et a commencé à courir, avant d'être abattu par le civil. L'assaillant a été identifié par la police comme Fadi Khassib, originaire de Ramallah, dont le frère avait été abattu dimanche après avoir lui aussi percuté en voiture des Israéliens et tenté de les poignarder.

Quelques heures plus tard, un autre Palestinien, Omar Zaakik, 20 ans, a été abattu après avoir blessé cinq soldats israéliens en les percutant avec sa voiture près de Beit Oummar, proche de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, selon l'armée israélienne.

Depuis le 1er octobre, 98 Palestiniens et un Arabe-Israélien ont été tués dans des heurts entre lanceurs de pierres palestiniens et soldats israéliens, ou parce qu'ils menaient ou s'apprêtaient à mener, selon les autorités israéliennes, des attaques à l'arme blanche, à l'arme à feu ou à la voiture bélier. Ces attaques ont fait 17 morts côté israélien, ainsi qu'un Américain et un Érythréen, selon un décompte de l'AFP.

Nouveaux heurts

Depuis le début de cette semaine, dix Palestiniens et un soldat israélien ont été tués. Les nouvelles attaques de vendredi viennent s'ajouter à la longue liste des violences qui secouent depuis début octobre Israël et les Territoires palestiniens.

Chaque vendredi désormais, les mouvements palestiniens, les islamistes du Hamas en tête, appellent à une « journée de la colère » qui dégénère en batailles rangées entre jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens qui répliquent par des tirs à balles réelles ou caoutchoutées et des grenades de gaz lacrymogène.

Des heurts ont été signalés vendredi en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Vingt Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens dont un grièvement à l'estomac à Ramallah et à Hébron, selon le ministère palestinien de la Santé.

Dans la bande de Gaza, 33 autres manifestants ont été blessés par balles à quatre endroits différents le long de la frontière avec Israël, selon les secours palestiniens.

Manifestation pour la paix

Par ailleurs, une rare manifestation pour la paix, réunissant 180 Israéliens et Palestiniens demandant la fin de l'occupation israélienne, a eu lieu devant le checkpoint contrôlant, près de la localité palestinienne de Beit Jala, l'accès à Jérusalem depuis la Cisjordanie, a constaté un journaliste de l'AFP.

La communauté internationale presse régulièrement Israéliens et Palestiniens d'adopter des mesures pratiques d'apaisement, mais le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a récemment annoncé des mesures qui risquent d'affecter directement la vie quotidienne des Palestiniens.

Elles portent notamment sur un contrôle renforcé des véhicules palestiniens, la mise en place accrue d'itinéraires routiers distincts pour les 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie et les quelque 400 000 colons israéliens qui vivent au milieu d'eux et la suppression des permis de travail en Israël pour les familles d'auteurs d'attentats.

Aucune avancée vers une sortie de crise ou un retour au processus de paix moribond depuis des années ne semble se dessiner. Le secrétaire d'État américain John Kerry, venu rencontrer mardi M. Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas, n'a rien pu obtenir. Il a réaffirmé le soutien des États-Unis à Israël et son indignation devant la vague d'attentats palestiniens.

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