La troisième intifada est lancée, selon le Hamas

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Un jeune Palestinien utilise un lance-pierre lors d'un affrontement avec les forces de sécurité israéliennes à Hébron, en Cisjordanie, le 7 octobre.

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Adel ZAANOUN
Agence France-Presse
GAZA

Les violences se sont étendues vendredi pour la première fois à la bande de Gaza où six jeunes Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens, le chef du Hamas parlant de nouvelle intifada.

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Au même moment, l'animosité grandissait en Israël où un juif a poignardé deux Palestiniens et deux Arabes israéliens, le premier acte de représailles contre une vague d'agressions au couteau par des Palestiniens qui s'est poursuivie vendredi.

Six jeunes de Gaza, dont un de 15 ans, ont été tués et 80 autres blessés, dont 10 grièvement, par des tirs de l'armée à l'est des villes de Gaza et de Khan Younès lors de rassemblements en solidarité avec les Palestiniens de Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est. Il s'agit de la journée la plus meurtrière à Gaza depuis la guerre de l'été 2014.

Des centaines de jeunes ont manifesté devant la barrière qui enferme hermétiquement le territoire. C'est la première fois depuis longtemps que des manifestations aussi importantes se déroulaient dans cette zone où les Palestiniens s'exposent aux tirs israéliens s'ils approchent trop près.

Les jeunes Palestiniens, visages recouverts du keffieh ou tête nue, parfois en simple débardeur, ont défié les soldats en lançant des cailloux à la main ou au lance-pierres, ont constaté les photographes de l'AFP.

Les soldats israéliens « ont ouvert le feu sur les principaux agitateurs quand les manifestants se sont approchés en jetant des pierres et en roulant des pneus enflammés », a expliqué l'armée.

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«Accentuer l'intifada»

Mohammed al-Raqab, 15 ans, Ahmed al-Hirbaoui, Chadi Daoula, Abed al-Wahidi, Adnane Abou Aliane et Nabil Charaf, 20 ans, sont les premiers Gazaouis tués depuis le 1er octobre et le début d'une escalade de violences entre Palestiniens et Israéliens.

Vendredi, le chef du mouvement islamiste dans l'enclave n'a pas hésité à parler de nouvelle intifada, du nom des soulèvements populaires de 1987 et 2000 qui ont fait des milliers de morts.

« Nous appelons à renforcer et accentuer l'intifada (...). Gaza remplira son rôle dans l'intifada de Jérusalem et elle est plus que prête à l'affrontement », a dit Ismaïl Haniyeh lors de son prêche pendant la prière hebdomadaire dans une mosquée de Gaza.

Saëb Erakat, un proche du président palestinien Mahmoud Abbas, a lui dénoncé « un nouveau massacre en Palestine » de la part d'Israël.

Si la montée des tensions a réveillé le spectre d'une troisième intifada, des analystes estiment communément qu'on n'en est pas là mais mettent en garde contre le risque qu'un incident grave ne mette le feu aux poudres pour de bon.

« Nous sommes actuellement dans une spirale qui va en s'amplifiant », a dit à l'AFP Ido Zelkovitz, expert en histoire palestinienne à l'université de Haïfa. Il a souligné le dilemme du Hamas à l'heure de décider ou non de représailles : ne pas provoquer une confrontation à grande échelle ou ne pas rester « à la traîne » d'un mouvement qui prend de plus en plus un caractère religieux.

«Tous des terroristes»

Vendredi, des affrontements ont aussi opposé Palestiniens et soldats israéliens à travers toute la Cisjordanie, notamment près de Ramallah après les funérailles de Mohammad Halabi, 19 ans, abattu après avoir mortellement poignardé deux juifs samedi dans la Vieille ville de Jérusalem.

Hébron, Naplouse, Jénine, Qalqiliya et leurs environs ont également été secoués par des heurts.

Des Palestiniens ont aussi affronté des policiers dans le camp de réfugiés de Chouafat, à Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël, où un des leurs avait été tué la veille par des tirs israéliens.

Les attaques isolées à l'arme blanche, de la part de Palestiniens pour la très grande majorité, se sont multipliées contre des Israéliens et des juifs. Quatre nouvelles agressions à l'arme blanche se sont produites vendredi et pour la première fois, l'une de ces agressions a été l'oeuvre d'un juif, un jeune de 17 ans qui a légèrement blessé au couteau deux Palestiniens et plus sérieusement deux Arabes israéliens à Dimona, au sud d'Israël.

Il a été arrêté et a dit aux policiers avoir agi parce que « tous les Arabes sont des terroristes », selon la police.

Washington a qualifié vendredi de « terroristes » les attaques menées par des Palestiniens, tout en refusant d'avoir le même jugement concernant cette dernière agression, lors du point-presse du Département d'État.

En une semaine, treize attaques à l'arme blanche, dont celle de Dimona, ont été dénombrées durant lesquelles deux Israéliens sont morts et quinze blessés alors que cinq des assaillants présumés ont été tués, dont un vendredi.

Depuis le 1er octobre, date du meurtre de deux colons en Cisjordanie, les violences ont tué quatre Israéliens et quatorze Palestiniens dont cinq agresseurs présumés.

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Face à face tendu 

Les attaques isolées à l'arme blanche, de la part de Palestiniens pour la très grande majorité, se sont multipliées contre des Israéliens et des juifs. Quatre nouvelles agressions à l'arme blanche se sont produites vendredi dans un contexte d'animosité grandissante.

L'auteur palestinien de l'une d'elles contre un policier israélien en Cisjordanie a été abattu.

Pour la première fois vendredi, l'une de ces agressions a été l'oeuvre d'un juif, un jeune de 17 ans qui a légèrement blessé au couteau deux Palestiniens et plus sérieusement deux Arabes israéliens à Dimona (sud d'Israël).

Il a été arrêté et a dit aux policiers avoir agi parce que «tous les Arabes sont des terroristes», selon la police.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a condamné «fermement» cette attaque.

Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres en 1948 à la création d'Israël. Ils sont citoyens d'Israël dont ils représentent 17,5 % de la population. Des dizaines de milliers de Palestiniens travaillent par ailleurs en Israël.

Depuis une semaine, 13 attaques à l'arme blanche, dont celle de Dimona, ont été dénombrées durant lesquelles deux Israéliens sont morts et 15 blessés alors que cinq des assaillants présumés ont été tués.

Dans la Vieille ville de Jérusalem, la police a dû s'interposer vendredi matin pour empêcher de graves affrontements quand quelques dizaines d'hommes portant la kippa et de femmes drapées dans le drapeau israélien ont traversé le quartier musulman pour se rendre au mur des Lamentations dans la partie juive, sous le regard des commerçants palestiniens qui scandaient «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand).

Depuis le 1er octobre, date du meurtre de deux colons en Cisjordanie, les violences ont tué quatre Israéliens et treize Palestiniens dont cinq agresseurs présumés.

Depuis le 1er octobre, date du meurtre de deux colons en Cisjordanie, les violences ont tué quatre Israéliens et 12 Palestiniens, dont cinq assaillants présumés.

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