Le président israélien met en garde contre «une guerre de religion»

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Le président israélien, Reuven Rivlin

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Agence France-Presse
Jérusalem

Le président israélien Reuven Rivlin a mis en garde mercredi contre les risques d'une «guerre de religion», évoquant les récents incidents autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme.

M. Rivlin, qui s'est adressé à la presse étrangère, a critiqué «ceux qui veulent transformer la tragédie entre Palestiniens et Israéliens en guerre de religion (...) Ils ont du sang sur leurs mains».

L'esplanade des Mosquées est une poudrière potentielle où le moindre incident peut dégénérer.

Des affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens ont éclaté à plusieurs reprises ces dernières semaines sur l'esplanade des Mosquées.  Des responsables israéliens ont accusé des musulmans radicaux d'inciter à la violence sur le lieu saint.

«Nous entendons des mensonges sur les intentions israéliennes sur le mont du Temple (nom donné par les juifs au site, NDLR) (...)  Israël ne veut pas changer la situation actuelle», a affirmé M. Rivlin.

«Quand les musulmans respecteront les liens qui unissent les juifs à Jérusalem, nous pourrons alors juifs, musulmans et chrétiens vivre ensemble comme dans le passé à Jérusalem et sur toute la terre sainte», a-t-il ajouté.

Il a dénoncé une déclaration du président palestinien Mahmoud Abbas, qui avait affirmé en septembre dernier: «Al-Aqsa est à nous, le Saint-Sépulcre est à nous», ajoutant: «Ils n'ont pas le droit de les souiller de leurs pieds sales, nous ne le leur permettrons pas, et nous ferons tout ce qui est possible pour protéger Jérusalem».

Des responsables palestiniens avaient expliqué que M. Abbas faisait référence aux forces de l'ordre israéliennes qui entraient dans les lieux saints sans retirer leurs chaussures.

M. Rivlin a également accusé la branche radicale du Mouvement islamique en Israël avec d'autres organisations de diriger des émeutes sur le lieu saint.

«Nous sommes assis sur un volcan», a-t-il prévenu.

Palestiniens et autorités religieuses musulmanes s'alarment d'une possible mainmise israélienne sur l'esplanade qui s'étend sur 14 hectares en surplomb de la Vieille ville de Jérusalem. Elle est située dans le secteur oriental, palestinien, occupé et annexé par Israël depuis 1967 et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État.

Israël, de son côté, assure ne pas vouloir modifier le statu quo hérité du conflit de 1967. Ses règles tacites autorisent les musulmans à monter à toute heure du jour et de la nuit sur l'esplanade et les juifs à y pénétrer à certaines heures mais sans y prier.

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