Yémen: les rebelles libèrent six étrangers, dont trois Américains

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Un homme se repose devant un graffiti qui illustre des frappes aériennes sur la ville de Sanaa, la capitale du Yémen.

Photo Hani Mohammed, AP

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Agence France-Presse
SANAA

Les rebelles chiites Houthis au Yémen ont libéré dimanche trois Américains, deux Saoudiens et un Britannique qui étaient détenus depuis environ six mois, a déclaré un responsable rebelle et une source des services de sécurité.

Les six personnes ont embarqué à bord d'un avion militaire d'Oman venu chercher à Sanaa une délégation rebelle qui doit avoir des consultations avec l'émissaire de l'ONU pour le Yémen à Mascate, selon ces sources.

Aucune information n'a été donnée par les dirigeants de la rébellion à Sanaa ni sur l'identité de ces personnes ni sur les raisons pour lesquelles elles étaient retenues au Yémen.

Parlant à des journalistes à l'aéroport de Sanaa, un porte-parole de la rébellion, Mohammed Abdessalam, a refusé de confirmer de façon catégorique la libération des étrangers, estimant toutefois «possible qu'ils soient remis aujourd'hui» aux autorités omanaises.

Fin mai, un Américain parmi plusieurs détenus au Yémen avait été libéré et accueilli au sultanat voisin d'Oman où se tenaient alors des discussions entre Washington et les Houthis. Il s'agissait du journaliste indépendant Casey Coombs qui travaillait au Yémen depuis 2012.

Oman, qui occupe une place charnière entre les monarchies sunnites du Golfe et l'Iran chiite, allié des Houthis, a déjà joué un rôle de médiateur dans la crise au Yémen et des affaires d'otages.

Le sultanat avait notamment contribué à la libération en août de la Française Isabelle Prime, enlevé en février à Sanaa.

Washington a fourni un soutien logistique et des renseignements à la coalition arabe sous commandement saoudien qui mène depuis mars des frappes aériennes contre les Houthis, maîtres de Sanaa depuis un an.

Cependant, les Américains, invoquant l'aggravation de la crise humanitaire au Yémen, ont multiplié les appels ces derniers mois en faveur d'un règlement politique.

Le 4 septembre, le Washington Post a affirmé que trois Américains étaient encore détenus par les rebelles au Yémen et a identifié l'un d'eux comme étant Scott Darden, 45 ans, employé d'une entreprise de logistique basée en Louisianne.

Le journal avait également mentionné la détention d'un Américain non identifié de 54 ans, originaire du Michigan, et d'un autre de 35 ans, professeur d'anglais au Yémen converti à l'islam.

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