Al-Qaïda interdit le qat dans une ville sous son contrôle

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Le qat est largement produit et consommé dans le nord du Yémen, fief des rebelles chiites Houthis.

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Agence France-Presse
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Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) a interdit jeudi le qat, une herbe euphorisante largement consommée au Yémen, dans une ville du sud-est du pays qu'il contrôle depuis avril, a indiqué un responsable provincial

Les combattants armés d'Al-Qaïda ont saisi de larges quantités de qat que des commerçants voulaient introduire à Moukalla, a précisé ce responsable de l'administration provinciale qui a tenu à garder l'anonymat.

Aqpa avait distribué mercredi à Moukalla des tracts interdisant à partir de jeudi le commerce et la consommation de qat, une herbe qu'on mâchonne longuement sous forme de feuilles fraîchement cueillies sur des arbustes.

Selon le responsable de Moukalla, chef-lieu de la vaste province du Hadramout, les saisies ont été faite à l'entrée occidentale de la ville sur de nombreux camions transportant des bouquets de qat.

Le qat est largement produit et consommé dans le nord du Yémen, fief des rebelles chiites Houthis, viscéralement opposés à Aqpa.

Moukalla a connu le 4 mai une manifestation hostile à Aqpa après une tentative d'agression d'un imam par un membre du réseau extrémiste.

Dans une mosquée de la ville, le membre d'Aqpa a pointé un revolver en direction de l'imam en menaçant de le tuer s'il ne cessait pas ses critiques contre le groupe djihadiste, qui régente tous les aspects de la vie des résidents de Moukalla.

«Sudiste, réveille-toi pour dire Non à Al-Qaïda et Non aux Houthis», ont scandé des manifestants, exprimant à la fois leur rejet du réseau extrémiste sunnite, bien implanté au Yémen, et des rebelles chiites, qui contrôlent la capitale Sanaa et d'autres régions du pays, notamment dans le sud.

Ils ont également crié des slogans hostiles à l'homme qui est considéré comme l'émir d'Al-Qaïda à Moukalla, Khaled Batarfi, libéré de la prison de la ville avec quelque 300 autres détenus lors de la prise de Moukalla par des membres du réseau extrémiste en avril.

Outre les nombreux barrages, les djihadistes demandent à la population de s'adresser, en cas de litige, à leurs «tribunaux» qui appliquent une version rigoriste de la charia et veulent imposer leurs propres imams dans les mosquées de la ville.

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