Irak: un chef tribal sunnite assassiné à Bagdad

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Des combattants irakiens montent la garde devant un bâtiment où des chefs de tribus se sont regroupés en novembre dernier dans la province de Anbar.

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Agence France-Presse
BAGDAD

Un chef tribal sunnite et au moins sept personnes ont été assassinés après avoir été enlevés par des hommes armés non identifiés dans la capitale irakienne, ont rapporté samedi des responsables.

L'assassinat de ce sunnite modéré, connu pour oeuvrer à la réconciliation entre sunnites et chiites, pourrait raviver un peu plus les tensions confessionnelles, qui avaient connu un pic au milieu des années 2000, faisant des milliers de morts.

Les assaillants ont attaqué vendredi soir un convoi de deux voitures du cheikh Qassem Sweidan al-Janabi et l'ont enlevé ainsi que les autres personnes qui l'accompagnaient, selon des responsables et des sources de sécurité.

Le neveu du cheikh, le député Zeid al-Janabi, a été ensuite libéré par les assaillants, mais le cheikh, son fils et six autres personnes, des gardes du corps pour la plupart, ont été tués.

«Des hommes armés ayant installé un faux barrage routier ont stoppé le convoi et enlevé tous ceux qui s'y trouvaient», a expliqué un collaborateur du député Zeid al-Janabi.

«Ils les ont ensuite conduits à Sadr City où le député a été libéré avant que les autres soient tués. Les corps ont été retrouvés près de la mosquée Al-Nidaa, dans le nord de Bagdad», a-t-il poursuivi.

Sadr City est un quartier du nord de Bagdad, à majorité chiite, d'où sont originaires de nombreuses recrues formant les rangs des puissantes milices chiites.

Selon Adnane al-Janabi, un autre député originaire de la même tribu, cheikh Qassem Sweidan al-Janabi, figure particulièrement respectée dans les quartiers mixtes du sud de Bagdad, était un acteur clé de la lutte contre les violences confessionnelles qui ravagent l'Irak depuis des années.

Il était connu pour avoir «lutté contre le terrorisme, le confessionnalisme et pour avoir soutenu la réconciliation nationale», a précisé Adnane al-Janabi.

Le chef du Parlement Salim al-Joubouri, lui aussi de confession sunnite, a condamné cette attaque, menée selon lui par des individus qui «cherchent à saboter les réussites de l'État».

Lors d'une session parlementaire, il a affirmé que les ministres de l'Intérieur et de la Défense étaient convoqués lundi devant le Parlement pour fournir des explications.

L'émissaire de l'ONU en Irak Nickolay Mladenov a demandé à ce que les responsables de l'attaque soient traduits en justice.

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