Iran: Ahmadinejad de retour sur la scène politique

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L'ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

L'ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad a fait dimanche un retour sur la scène politique en lançant un site internet officiel, à un peu plus d'un an des élections législatives.

Le site, où l'on voit en une l'ex-président afficher un large sourire, a été lancé en même temps qu'une page Google+ et une autre sur le réseau social Instagram.

M. Ahmadinejad, un conservateur, avait observé le silence depuis la fin de son mandat et l'élection du président modéré Hassan Rohani en juin 2013.

Ce retour sur la scène politique se fait alors que les différents courants politiques (réformateurs et conservateurs) se mettent en ordre de bataille en prévision des prochaines législatives prévues début 2016. Les conservateurs critiquent de plus en plus ouvertement M. Ahmadinejad et sa gestion du pays entre 2005 et 2013.

Il y a quelques jours, M. Ahmadinejad a pris ses distances avec l'un de ses anciens vice-présidents Mohammad Reza Rahimi, condamné pour corruption, affirmant que les charges pesant contre lui étaient antérieures à sa nomination au gouvernement.

M. Rahimi avait été nommé en 2009 premier vice-président de M. Ahmadinejad. Il a été condamné pour «corruption» à cinq ans de prison et à une amende de 300 000 dollars et le remboursement d'environ 600 000 dollars, selon les médias iraniens.

Depuis son élection en juin 2013, M. Rohani a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités pour relancer l'économie iranienne en crise, alors que plusieurs scandales ont récemment secoué le pays, 136e sur 175 dans le classement 2014 des pays perçus comme corrompus par l'ONG Transparency International.

Le gouvernement de M. Ahmadinejad a notamment été accusé d'avoir dilapidé la manne pétrolière, principale source de revenus de l'Iran, alors que le pays était sous le coup de sanctions économiques occidentales en raison de son programme nucléaire controversé. Son double mandat a aussi été marqué par des tensions diplomatiques avec l'Occident et la répression d'un mouvement de contestation lors de sa réélection en juin 2009.

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