Le Hezbollah ne veut pas de guerre avec Israël mais n'en pas peur

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Des partisans du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, vendredi à Beyrouth.

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé vendredi que le mouvement chiite libanais ne voulait pas d'une nouvelle guerre avec Israël mais qu'il n'en avait pas peur et n'excluait pas désormais de riposter «n'importe où».

«Nous ne voulons pas la guerre (...) mais la Résistance (le Hezbollah, NDLR) est prête militairement à la faire car nous n'avons pas peur», a-t-il déclaré lors d'un discours retransmis sur écran géant devant des centaines de militants réunis dans une salle de la banlieue sud de Beyrouth.

Nasrallah s'exprimait deux jours après la mort de deux soldats israéliens dans une attaque du Hezbollah, la réponse au raid imputé à Israël qui avait tué six combattants du mouvement chiite et un général iranien le 18 janvier dans la partie syrienne du Golan.

Sûr de lui, alternant menace et humour, le chef chiite a prévenu que son mouvement répondrait désormais à Israël partout où il le jugera opportun.

Désormais «il est de notre devoir légal, moral et humain de faire face à toute agression, n'importe où, à tout moment et de la façon que nous jugeons appropriée», a averti le dirigeant, qui a assuré que le Hezbollah avait rendu coup pour coup à Israël.

«Ils ont tué (nos combattants) au milieu de la journée (le 18 janvier), alors nous les avons tués (les soldats israéliens) en milieu de journée (mercredi). Cela s'est passé entre 11 h 30 et 11 h 45, nous avons riposté entre 11 h 25 et 11 h 35», a-t-il lancé.

«Ils (Israël) ont attaqué deux de nos voitures et nous avons attaqué deux de leurs voitures et plus. Il y a eu des morts et des blessés dans nos rangs et nous leur avons infligé la même chose. Cela a été roquettes contre roquettes», a-t-il ajouté.

Hassan Nasrallah a confié que la décision de riposter «avait été prise dans les dix minutes ayant suivi (l'attaque du 18 janvier), quel qu'en soit le prix. Nous étions prêts au pire. Alors je leur dis (à Israël): 'Vous nous avez cherchés, ne recommencez pas'«.

Dans la salle où était diffusé son discours figuraient les portraits de l'ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique iranienne, de son guide suprême Ali Khameni, et des sept victimes de l'attaque du 18 janvier dans le Golan syrien.

Le chef du Hezbollah a démenti toute pression de son allié iranien pour ne pas répondre au raid du 18 janvier: «Nous n'avons rien reçu ni de l'Iran, ni de la Syrie, ni d'aucun de nos amis car aucun d'entre eux n'accepte de voir notre dignité bafouée».

À Téhéran, le général Mohammad Ali Jafari, chef de l'armée d'élite des Gardiens de la révolution, a adopté le même ton que Hassan Nasrallah.

«Ce qui a été fait est le minimum. Si les sionistes veulent y répondre, ils doivent s'attendre à des actions encore plus dures non seulement à l'intérieur de leurs frontières mais aussi n'importe où dans le monde où il existe un sioniste israélien», a-t-il déclaré vendredi.

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