Israël: l'ONU dénonce un nombre record de déplacés en 2014

Des Palestiniens ont manifesté contre les colonies juives... (PHOTO MUSSA ISSA QAWASMA, REUTERS)

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Des Palestiniens ont manifesté contre les colonies juives à Goush Etzion, en Cisjordanie, le 23 janvier.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Israël a détruit en trois jours les maisons de 77 Palestiniens, pour moitié des enfants, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupées, selon l'ONU qui a enregistré en 2014 un nombre record de Palestiniens déplacés par ces démolitions.

L'an passé, «les autorités israéliennes ont détruit 590 structures appartenant à des Palestiniens à Jérusalem-Est et dans la zone C, forçant 1177 personnes à se déplacer», a indiqué le bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Il s'agit du «plus important déplacement de population enregistré en Cisjordanie par l'OCHA» depuis qu'elle a commencé à recenser les déplacements de façon exhaustive en 2008.

Depuis des années organisations internationales et de défense des droits de l'Homme dénoncent une tentative délibérée d'Israël de déplacer la population palestinienne dans les 60 % de Cisjordanie sous le contrôle total de l'État hébreu, dits «zone C».

Et alors que 2015 commence tout juste, «ces trois derniers jours, 77 Palestiniens, pour plus de la moitié des enfants, ont été jetés à la rue», a ajouté le coordinateur humanitaire de l'ONU pour les Territoires palestiniens James Rawley.

Entre le 20 et le 23 janvier, l'OCHA a recensé la destruction par les autorités israéliennes de «42 structures appartenant à des Palestiniens dans les gouvernorats de Ramallah et de Jéricho (dans le nord de la Cisjordanie occupée), de Jérusalem et d'Hébron (sud)».

Ces démolitions ont affecté, outre 77 déplacés, 59 autres Palestiniens qui ont perdu des constructions vitales pour assurer leur subsistance, notamment des abris pour animaux, a indiqué l'OCHA, précisant que huit des constructions détruites avaient été financées par des donateurs internationaux.

Israël justifie ces démolitions par l'absence d'autorisations de construire. Mais les Palestiniens et les défenseurs des droits de l'Homme affirment que la population palestinienne de la «zone C» - dont seul 1 % est dévolu au développement palestinien, selon l'ONU - est réduite à y bâtir sans autorisation, l'armée israélienne ne lui délivrant de permis de construire que très parcimonieusement.

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