L'Iran rejette une loi controversée sur le voile

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La loi islamique, en vigueur dans le pays depuis la révolution de 1979, oblige les femmes à porter des vêtements amples ainsi qu'un hijab, un voile couvrant les cheveux et le cou.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Un projet de loi visant à donner davantage de pouvoir à la police iranienne et aux milices pour faire respecter le port du voile a été jugé anticonstitutionnel, a rapporté samedi un média d'État.

La loi islamique, en vigueur dans le pays depuis la révolution de 1979, oblige les femmes à porter des vêtements amples ainsi qu'un hijab, un voile couvrant les cheveux et le cou. Une unité policière de «moralité» est chargée de faire respecter la loi, et n'hésite pas à imposer des amendes ou même à arrêter celles qui la bravent.

Mais de nombreuses femmes se sont mises ces dernières années à porter un voile léger, couvrant peu leur chevelure, des vêtements moulants ou encore des tuniques arrivant à mi-cuisse à la place du long manteau ou du tchador traditionnel.

Cela a entraîné des protestations de députés et responsables religieux se plaignant que la loi n'était pas respectée et que la police de la moralité ne la faisait pas bien appliquer.

Le projet de loi, intitulé «soutien à ceux qui font la promotion de la vertu et combattent le vice», a été rejeté par le Conseil des gardiens qui est chargé de vérifier la conformité des lois avec la Constitution et la charia.

L'agence officielle Irna a affirmé, citant un porte-parole du conseil, que le projet de 24 points en contenait 14 en «contradiction avec la Constitution, et n'était pas approuvé», sans autre précision.

Les députés souhaitent dans le cadre de cette loi donner à la milice islamiste du régime, le Bassidj, plus de pouvoir et de protection pour donner des avertissements aux femmes considérées comme incorrectement habillées.

Ce rejet ne signifie pas pour autant l'abandon définitif de la loi. Le conseil a en effet renvoyé le projet devant le Parlement en vue d'y introduire des amendements, selon l'agence.

Le président Hassan Rohani, un modéré élu en juin 2013 après avoir fait campagne pour davantage de libertés culturelles et sociales, avait pris ses distances en octobre par rapport à ce projet.

«Nous ne devrions pas nous focaliser sur un seul sujet (comme la façon de porter du voile), pour prévenir le vice», a-t-il dit.

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