Israéliens et Palestiniens «doivent s'éloigner du précipice»

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Les propos de Ban Ki-moon se font l'écho de l'inquiétude internationale grandissante au sujet d'une résurgence des violences depuis plusieurs semaines, notamment à Jérusalem-Est.

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Agence France-Presse
New York

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a pressé lundi Israéliens et Palestiniens de «s'éloigner du précipice» et de retourner à la table des négociations avant qu'il ne soit trop tard.

«Les peuples israéliens et palestiniens partagent un destin commun sur une terre commune. Il n'est pas question de supprimer l'un ou l'autre», a souligné Ban Ki-moon devant un comité des Nations unies sur les droits des Palestiniens.

Il a appelé «toutes les parties à s'éloigner du précipice et trouver le chemin de la paix avant que l'espoir et le temps ne viennent à manquer».

Ces propos se font l'écho de l'inquiétude internationale grandissante au sujet d'une résurgence des violences depuis plusieurs semaines, notamment à Jérusalem-Est. Cette absence de perspectives pour la paix et la poursuite de la colonisation par Israël réduisent les espoirs d'une solution à deux États promue par l'ONU, dans laquelle Israël et un nouvel État de Palestine pourraient coexister.

Selon M. Ban, Israéliens et Palestiniens semblent «être en train de perdre tout sens du contact». «Quand on en arrive là, on n'est plus très loin du précipice», a-t-il averti.

Alors qu'aucune solution politique ne semble se dessiner et que les négociations israélo-palestiniennes menées pendant neuf mois sous l'égide du secrétaire d'État américain John Kerry ont échoué en avril, des gouvernements et parlements en Europe tentent d'aller de l'avant en reconnaissant symboliquement l'État de Palestine.

L'Assemblée nationale française votera ainsi le 2 décembre sur une résolution non contraignante en ce sens. Cela fait suite à la décision fin octobre de la Suède de reconnaître l'État de Palestine ainsi qu'aux votes non contraignants aux parlements britannique et espagnol.

«Les gouvernements et les parlements sont en train d'agir. Cet élan va prendre de l'ampleur», a estimé M. Ban.

Intervenant devant l'Assemblée générale de l'ONU, l'ambassadeur israélien s'est insurgé contre les gouvernements européens qui, selon lui, «nous ont encore déçus», citant notamment la Suède qui a fait une «erreur historique».

Les parlements de pays européens qui votent pour reconnaître l'État de Palestine «donnent aux Palestiniens exactement ce qu'ils veulent: un État sans la paix», a martelé Ron Prosor.

«En leur offrant un État sur un plateau d'argent, vous récompensez des actions unilatérales et vous ôtez toute motivation pour les Palestiniens de négocier, de faire des compromis ou encore de renoncer à la violence», a-t-il insisté.

Les Palestiniens doivent encore soumettre formellement au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution appelant à un retrait d'Israël de tous les Territoires occupés en 2016.

Malgré les déclarations des Palestiniens affirmant que ce texte sera prêt pour un vote en novembre, le représentant palestinien à l'ONU Riyad Mansour a indiqué à l'AFP qu'aucune date n'avait été fixée pour un débat sur ce projet au Conseil.

La France pendant ce temps aurait pris la tête d'une initiative européenne visant à s'entendre sur un nouveau projet de résolution qui énoncerait les conditions pour un retour des Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, selon des diplomates. Mais il n'est pas certain que cela sera suivi de résultats.

«Nous devons, en tant que communauté internationale, assumer la responsabilité de ce qui est un échec collectif à faire progresser une solution politique au conflit israélo-palestinien», a souligné M. Ban.

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