Le Fatah annule les commémorations de la mort d'Arafat à Gaza

L'ancien leader palestinien Yasser Arafat photographié en 2004,... (PHOTO HUSSEIN HUSSEIN, ARCHIVES AFP)

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L'ancien leader palestinien Yasser Arafat photographié en 2004, deux mois avant son décès.

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Agence France-Presse
GAZA

Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé dimanche annuler les commémorations prévues mardi à Gaza pour le 10e anniversaire de la mort de Yasser Arafat, le Hamas lui ayant indiqué qu'il ne pourrait pas assurer la sécurité de cet événement.

Ces commémorations devaient être les premières dans la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir du Hamas islamiste en 2007.

Les deux poids lourds de la politique palestinienne ont signé en avril un accord de réconciliation. Déjà précaire, cette réconciliation a été mise à mal par une série d'explosions ayant visé vendredi des maisons de cadres du Fatah à Gaza ainsi que les installations censées accueillir les célébrations de mardi.

Le porte-parole du Fatah à Gaza, Fayez Abou Eita, a indiqué à l'AFP que ces commémorations avaient été «officiellement annulées». «Nous avons été informés par les branches sécuritaire et politique du Hamas qu'elles étaient dans l'incapacité de garantir la sécurité» des célébrations, a-t-il expliqué. «Face au danger que cela représente pour le public, nous avons dû nous décider à annoncer son annulation».

Les services de sécurité du Hamas ont confirmé dans un communiqué avoir informé le Fatah qu'ils n'étaient pas en mesure de garantir la sécurité de l'événement.

Leur porte-parole, Iyad Bozoum, a évoqué «les tensions intra-palestiniennes», ainsi que des «difficultés logistiques et administratives» dont il a fait porter la responsabilité au chef du gouvernement d'union nationale, Rami Hamdallah, et «plus important encore, le fait que le personnel de sécurité n'a perçu aucun salaire depuis la formation du gouvernement d'union» le 2 juin.

Depuis qu'il a accepté ce cabinet composé de personnalités indépendantes, le Hamas réclame à l'Autorité palestinienne de payer ses plus de 50 000 fonctionnaires à Gaza. Quelque 24 000 fonctionnaires civils ont reçu récemment leur paie, contrairement aux membres des services de sécurité, près de 30 000 hommes en armes, qui n'ont rien perçu.

L'Autorité palestinienne assure faire face à des pressions de l'étranger et aux institutions bancaires qui refusent d'effectuer ces virements, le Hamas étant considéré comme «une organisation terroriste» par Israël, les États-Unis et l'Union européenne.

Le Fatah, fondé par Yasser Arafat qui l'a dirigé jusqu'à sa mort, a fait porter la responsabilité des explosions de vendredi au Hamas, certains de ses dirigeants accusant des membres des forces de sécurité du mouvement islamiste d'être derrière ces attentats.

Après les attaques, le premier ministre a annulé une visite prévue samedi à Gaza, où le Hamas tarde à lui remettre les clés du pouvoir dans l'enclave palestinienne.

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