Arabie saoudite: les femmes pourraient conduire sous certaines conditions

Seules les Saoudiennes de plus de 30 ans... (Photo Hasan Jamali, Archives AP)

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Seules les Saoudiennes de plus de 30 ans qui ne sont pas maquillées pourraient prendre le volant, mais seulement avant 20 h et si elles portent une robe conservatrice.

Photo Hasan Jamali, Archives AP

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Abdullah Al-Shihri
Associated Press
RIYAD

Le conseil royal de l'Arabie saoudite voudrait permettre aux femmes de conduire, mais à certaines conditions.

Les Saoudiennes de plus de 30 ans, qui ne sont pas maquillées, pourraient prendre le volant, mais seulement avant 20 h. Elles devraient aussi porter une robe conservatrice.

Elles pourraient être seules dans leur voiture, sauf à l'extérieur de la ville, où la présence d'un homme serait requise.

Finalement, pour se prévaloir de ce droit, elles devraient aussi obtenir l'autorisation d'un homme.

Un membre du conseil, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat, a informé l'Associated Press que le Conseil de choura avait formulé ces recommandations le mois dernier, lors d'une réunion à huis clos.

Les conseillers voudraient aussi créer une sorte de «département féminin pour le trafic», pour permettre à celles qui éprouvent des problèmes mécaniques ou qui subissent des attaques de s'adresser seulement à des femmes.

Ces agentes féminines seraient supervisées par les autorités religieuses, a avancé le Conseil.

Le gouvernement n'est pas contraint à respecter les recommandations du Conseil de choura, mais la proposition en soi constitue un changement important pour le pays, qui a toujours refusé de réformer ce règlement.

Depuis un an, certaines femmes ont protesté contre cette interdiction en conduisant leur voiture.

L'Arabie saoudite est le seul pays au monde à proscrire la conduite aux femmes. Les religieux musulmans ultraconservateurs estiment que la conduite des femmes propagerait le «libertinage» au pays.

Le Conseil de choura est constitué de 150 membres, dont 30 femmes, qui assument essentiellement les mêmes rôles qu'un Parlement, sans avoir de pouvoirs législatifs.

L'interdiction de conduire pour les femmes a forcé plusieurs familles à embaucher des chauffeurs, qui peuvent coûter jusqu'à 400 $ par mois.

Les femmes qui ne peuvent pas se permettre de payer ces frais dépendent donc des hommes pour sortir de leur maison.

Ces restrictions sont issues d'une interprétation rigoureuse de la loi islamique, la charia. Elle force les femmes à porter le voile, ainsi qu'une longue robe noire dans les lieux publics et à demander des autorisations aux hommes pour voyager, se marier ou s'inscrire à des études supérieures.

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