Les violences font 37 morts à travers l'Irak

Les violences en Irak sont alimentées par le... (Photo Karim Kadim, AP)

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Les violences en Irak sont alimentées par le conflit en Syrie voisine et par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par les forces de sécurité et les autorités, dominées par les chiites.

Photo Karim Kadim, AP

Agence France-Presse
BAGDAD

Les violences ont fait au moins 37 morts mardi en Irak, pour la majorité dans la région de Bagdad et dans des zones sunnites, alors que le pays s'enfonce dans l'insécurité.

Ces attaques interviennent à un peu plus d'un mois des élections législatives prévues le 30 avril, mais fortement perturbées par la démission mardi des membres de la commission électorale pour dénoncer des ingérences politiques et judiciaires.

A Tarmiyah, une ville principalement sunnite souvent frappée par les violences à 45 km au nord de Bagdad, des insurgés ont ouvert le feu sur une patrouille de l'armée, faisant huit morts, dont sept soldats, selon des responsables médicaux et de sécurité.

Toujours au nord de la capitale, dans la ville mixte de Taji, une voiture piégée a explosé au passage d'une autre patrouille militaire, tuant quatre soldats. A Bagdad même, plusieurs voitures piégées ont fait au total 11 morts.

Dans le reste du pays, une série d'attaques visant principalement des sunnites ont tué 14 personnes.

Deux bombes placées sur la routes ont ainsi visé des députés sunnites près de la ville de Baqouba. Les députés sont indemnes mais trois de leurs gardes ont été tués.

Et des attaques armées et des explosions dans et autour les villes de Baqouba, Mossoul et Tikrit -- toutes au nord de Bagdad -- ont fait 11 morts, dont quatre policiers et une femme travaillant dans un bureau de la coalition du Premier ministre Nouri al-Maliki.

Les violences en Irak sont alimentées par le conflit en Syrie voisine et par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par les forces de sécurité et les autorités, dominées par les chiites.

Ces violences ont fait plus de 400 morts en mars, et plus de 2100 depuis le début de l'année, selon un décompte réalisé par l'AFP à partir de sources médicales et de sécurité.

Experts et diplomates ont appelé le gouvernement à tendre la main à la minorité sunnite, mais à l'approche des élections, les dirigeants cherchent avant tout à afficher leur fermeté.




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