Royaume-Uni: l'attentat de Manchester aurait peut-être pu être déjoué

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Des milliers de personnes s'étaient rassemblées Place St Ann, à Manchester, pour rendre hommage aux victimes de l'attentat.

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Agence France-Presse
Londres

L'attentat de Manchester aurait peut-être pu être évité si une enquête plus approfondie avait été menée contre son auteur, selon un rapport indépendant remis mardi aux autorités britanniques qui recense par ailleurs neuf tentatives d'attentats déjouées.

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Salman Abedi

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Salman Abedi était connu des services de renseignement, mais ne faisait «pas l'objet d'une enquête active» quand il s'est fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester (nord), faisant 22 morts dont des enfants, selon ce rapport supervisant les enquêtes internes de la police et du MI5 sur leur gestion des attentats.

Cette attaque «aurait pu être évitée si les choses s'étaient passées autrement», c'est-à-dire si les renseignements intérieurs britanniques MI5 avaient évalué différemment des informations reçues début 2017 qui se sont révélées rétrospectivement «très pertinentes», ajoute le rapport rédigé par David Anderson, juriste et ancien superviseur des lois antiterroristes britanniques.

Depuis l'assassinat d'un soldat en pleine rue de Londres, en mai 2013, «22 complots terroristes islamistes» ont été déjoués, a détaillé la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, devant les députés britanniques. Neuf d'entre eux l'ont été depuis l'attentat commis en mars sur le pont de Westminster et devant le Parlement.

Le MI5 a prévenu mardi l'exécutif que la défaite du groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie et en Irak ne signifiait pas que la menace était désormais écartée, avait déclaré plus tôt un porte-parole de la première ministre Theresa May.

Plus de moyens

«Le Royaume-Uni est confronté à une menace terroriste intense, laquelle est multidimensionnelle, évolue rapidement et opère à une échelle et un rythme jamais vus par le passé», a également constaté la police londonienne dans un communiqué.

D'après elle, «bien plus de 500 enquêtes de contre-terrorisme sont en cours, impliquant plus de 3000 personnes» alors que plus de 20 000 autres ont déjà fait l'objet d'une enquête pour terrorisme dans le passé.

La vague d'attentats de cette année, dont quatre revendiqués par l'EI, a fait au total 36 morts et près de 200 blessés. Trois des auteurs étaient connus des services de renseignement, selon le rapport.

Le 15 septembre, un engin artisanal mal réglé avait explosé dans le métro à la station de Parsons Green, faisant 30 blessés.

En juin, trois assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé sur des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs dans le quartier de Borough Market, faisant huit morts. L'un d'eux, Khuram Shazad Butt, faisait l'objet d'une «enquête active» des services de renseignement.

En mars à Londres, un assaillant - Khalid Masood, également connu du MI5 - avait utilisé un véhicule pour percuter des passants sur le pont de Westminster avant de poignarder un policier devant le Parlement, faisant cinq morts.

Un autre attentat avait visé des fidèles près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin. Elle avait été perpétrée par un homme animé par une haine personnelle des musulmans, selon le parquet. Il avait foncé dans la foule, faisant un mort et une dizaine de blessés.

Dans son rapport, David Anderson a émis plusieurs recommandations, dont une meilleure exploitation des données et une coopération renforcée entre les agences chargées de la lutte antiterroriste.




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