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Attentats à Barcelone et Cambrils: 13 morts, 100 blessés et cinq «terroristes» tués

Treize personnes ont été tuées et plus de... (Photo PAU BARRENA, AFP)

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Treize personnes ont été tuées et plus de 100 autres ont été blessées à Barcelone, dont 15 gravement, dans cette attaque que les autorités lient au terrorisme.

Photo PAU BARRENA, AFP

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Laurence BOUTREUX, Daniel BOSQUE
Agence France-Presse
Barcelone

Deux attentats à la voiture bélier ont été commis à quelques heures d'intervalle en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, faisant 13 morts et une centaine de blessés dans le coeur touristique de Barcelone, alors que cinq «terroristes présumés» ont été abattus dans la station balnéaire à Cambrils.

De nombreux blessés à Barcelone et Cambrils.... (Photo Oriol Duran, AP) - image 1.0

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De nombreux blessés à Barcelone et Cambrils.

Photo Oriol Duran, AP

La Marocain Driss Oukabir est l'un des suspects... (Photo fournie par AFP) - image 1.1

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La Marocain Driss Oukabir est l'un des suspects de l'attentat de Barcelone.

Photo fournie par AFP

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Jeudi en fin d'après-midi, une camionnette a foncé dans la foule sur la Rambla, l'artère la plus fréquentée par les touristes dans la métropole catalane. L'attentat a été rapidement revendiqué par le groupe armé État islamique (EI). Le conducteur de la camionnette a pris la fuite après avoir fauché des passants.

Mais deux suspects, un Espagnol et un Marocain, ont été arrêtés par la police dans deux localités éloignées respectivement de 100 et 200 km de Barcelone.

Dans la nuit, la police annonçait avoir abattu cinq «terroristes présumés» à Cambrils, située à 120 km au sud de Barcelone. «Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d'Esquadra et la fusillade a commencé», a annoncé un porte-parole du gouvernement régional. Certains d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos.

Six civils et un policier ont été blessés lorsque la voiture a fauché vers minuit, heure locale, des piétons sur la promenade de bord de mer de cette station touristique. Un des civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d'urgence de Catalogne.

La police a fait savoir qu'elle considérait cette attaque comme liée à l'attentat qui a fait 13 morts et une centaine de blessés.

«Entre deux heures et deux heures et demie, nous étions sur la promenade de la plage. Nous avons entendu des tirs et pensé «ça doit être des fusées», mais c'était des coups de feu, a raconté à l'AFP Markel Artabe, 20 ans, employé dans un restaurant de Cambrils.

«Si vous êtes à Cambrils, ne sortez pas», avait averti sur Twitter la police régionale de Catalogne.

«Beaucoup de sang»

«Nous pouvons confirmer qu'il y a 13 morts et plus d'une centaine de blessés», a déclaré jeudi soir à Barcelone le responsable de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn.

Le gouvernement régional catalan a indiqué que des citoyens de 24 pays faisaient partie des personnes tuées et blessées lors de l'attaque de jeudi après-midi.

«J'ai vu quatre ou cinq personnes à terre et des gens essayaient de les réanimer. Il y avait beaucoup de sang», a raconté à l'AFP Lily Sution, une touriste néerlandaise.

«Il y avait des corps par terre avec les gens qui s'attroupaient autour d'eux. Les gens pleuraient», raconte à l'AFP Xavi Perez, qui vend des magazines sportifs à cent mètres à peine du lieu de l'attaque.

La zone de l'attentat a rapidement été fermée par un cordon de sécurité. Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Inglés, pour recevoir les premiers soins pendant que les survivants ont été confinés dans les magasins et les restaurants qui bordent la Rambla.

Des stations de métro et de chemin de fer ont été fermées pendant des heures et n'ont commencé à rouvrir que vers minuit. Aux portes de la ville, des contrôles policiers provoquaient d'importants embouteillages jusque tard dans la nuit.

L'EI a revendiqué l'attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites djihadistes, SITE.

«L'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les États de la coalition» internationale antidjihadistes opérant en Syrie et en Irak, indique le communiqué.

Le porte-parole de la police a annoncé qu'un Marocain, Driss Oukabir, avait été arrêté à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone. Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 km au sud de Barcelone, après l'explosion d'une maison dont les occupants préparaient apparemment un engin explosif selon la police.

«Toute l'Espagne est à Barcelone»

Par l'utilisation d'un véhicule pour tuer des piétons, l'attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l'EI à Nice, Berlin ou Londres.

L'Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu'ici épargnée par les attentats des djihadistes de l'EI ayant touché d'autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles.

Mais c'est à Madrid qu'avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

Les réactions d'indignation ont très vite afflué.

«Ils ne nous terroriseront pas. Toute l'Espagne est à Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tout le monde», a déclaré le roi Felipe VI dans un message du Palais royal. Le souverain participera vendredi à midi à Barcelone à la minute de silence en solidarité avec les victimes de l'attentat.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s'est quant à lui rendu immédiatement à Barcelone, où le gouvernement régional séparatiste prétend faire sécession de l'Espagne.

«Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et cette barbarie», a-t-il déclaré à la presse, annonçant un deuil national de trois jours à partir de vendredi.

Un Québécois sur place

Charles Mordret, un Québécois établi à Barcelone, se trouvait près de la Place de la Catalogne et du secteur de La Rambla lorsque l'attentat est survenu.

«Les gens venaient en sens inverse et évacuaient la zone», rapporte-t-il en entrevue téléphonique à La Presse canadienne après avoir trouvé refuge dans un café situé à proximité.

Alors que La Rambla constitue le coeur touristique de la ville, Charles Mordret parle d'une avenue déserte, où l'on ne voit que des policiers pendant que des hélicoptères survolent la zone.

«Évidemment ceux qui ont fait ça, c'est qu'ils voulaient faire du mal. Ils voulaient que ce soit visible et ils voulaient faire beaucoup de dégâts. Une voiture qui fonce dans la foule, ça rappelle Nice, ça rappelle Londres, ça rappelle même Charlottesville», souffle-t-il.

«On ne s'attendait pas du tout à ça. C'est très bon enfant l'atmosphère à Barcelone. C'est une très grande ville, mais, en même temps, qui respire un air de vacances.»

Le maire de Barcelone, Ada Colau, a annoncé qu'une minute de silence serait observée sur la place principale de la ville à midi, vendredi, «pour montrer que nous n'avons pas peur et que nous sommes plus unis que jamais».

Le conseiller à l'Intérieur pour la région de la Catalogne Joaquim Forn a annoncé que trois jours de deuil avaient été décrétés pour honorer les victimes.

- Avec La Presse canadienne




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