Deux médias pro-Kremlin veulent poursuivre Macron

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Le candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron

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Agence France-Presse
MOSCOU

Russia Today (RT) et l'agence Sputnik, deux médias russes pro-Kremlin, comptent poursuivre le candidat à l'élection présidentielle française Emmanuel Macron pour des accusations d'informations mensongères, a déclaré vendredi la rédactrice en chef de ces organes de presse, Margarita Simonyan.

«Nous n'en pouvons plus de leurs mensonges. Nous allons les poursuivre», a-t-elle affirmé sur Twitter, sans préciser à quelle procédure les deux médias avaient l'intention de recourir.

En février, Emmanuel Macron avait dénoncé des «attaques répétées» sur son site de campagne émanant notamment d'Ukraine, ainsi que la propagation de rumeurs ou de «propos infamant» à son endroit par les sites internet publics russes Sputnik et RT en français.

Le porte-parole de M. Macron, Benjamin Griveaux, avait lui directement mis en cause le Kremlin, l'accusant d'avoir «choisi ses candidats» et notamment Marine Le Pen, la patronne du Front National (extrême droite), qui affrontera M. Macron au second tour de la présidentielle.

Le Kremlin avait démenti catégoriquement ces accusations, affirmant n'avoir «jamais eu l'intention de gêner les affaires intérieures d'un pays».

M. Macron a porté plainte jeudi après que sa rivale d'extrême droite Marine Le Pen eut affirmé pendant un débat télévisé mercredi soir qu'il détenait un compte offshore aux Bahamas.

L'entourage de M. Macron a déclaré que l'information avait été massivement relayée par des comptes proches de Sputnik et Russia Today et d'autres sites favorables au président russe Vladimir Poutine. La justice a ouvert jeudi une enquête pour savoir d'où provenait la rumeur.

Sputnik News a démenti vendredi soir ces accusations, soulignant dans un communiqué n'avoir rien publié sur cette rumeur pendant le débat mercredi soir et seulement publié le lendemain un article sur la plainte déposée par Emmanuel Macron.

«La mention de Sputnik et de RT par le QG de M. Macron dans le contexte de l'enquête n'est pas du tout justifiée. C'est un exemple marquant de la naissance d'un faux qui a pour objectif de tromper la confiance des lecteurs», écrit Sputnik dans un communiqué.

«Sputnik a l'intention de consulter ses avocats concernant les accusations mensongères permanentes du QG d'En Marche !», poursuit le site.




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