Brexit: l'UE ne «se laissera pas intimider» lors des négociations

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«Je veux être clair sur le fait qu'un scénario "sans accord" serait mauvais pour tous, et en particulier pour le Royaume-Uni», a déclaré Donald Tusk devant le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg.

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Agence France-Presse
STRASBOURG

L'Union européenne « ne se laissera pas intimider par les menaces » lors de négociation du Brexit, a mis en garde mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk, en référence à un éventuel divorce sans accord entre Londres et Bruxelles.

« Je veux être clair sur le fait qu'un scénario "sans accord" serait mauvais pour tous, et en particulier pour le Royaume-Uni », a déclaré M. Tusk devant le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg.

« Nous ne nous laisserons pas intimider par des menaces », a ajouté le président du Conseil européen, l'institution réunissant les dirigeants des 28 pays de l'UE lors de sommets réguliers.

Selon M. Tusk, l'idée « que l'absence d'accord (de sortie, NDLR) serait bonne pour le Royaume-Uni et mauvaise pour l'UE » prend « de manière croissante la forme de menaces ».

Dans un discours en janvier, la première ministre britannique Theresa May avait mis en garde contre toute volonté d'imposer un accord de sortie « punitif » au Royaume-Uni, estimant qu'il s'agirait d'un « acte calamiteux » de la part de l'UE qui « se nuirait à elle-même ».

« Il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord », avait-elle argué.

Theresa May avait également souligné qu'en l'absence d'accord commercial satisfaisant avec l'UE, Londres serait libre de « changer les bases du modèle économique britannique ». « Et nous aurions la liberté de fixer des taux d'imposition compétitifs », avait-elle développé, agitant la menace de dumping fiscal.

« Porte ouverte »

« Nous n'essayons pas de menacer qui que ce soit », a réagi mercredi le ministre britannique du Brexit David Davis après les déclarations de M. Tusk.

« Nous essayons de nous assurer que nous obtiendrons quelque chose qui soit dans l'intérêt de tous », a-t-il dit.

M. Davis avait assuré dimanche que le gouvernement britannique se préparait « à toutes les issues possibles » concernant les futures négociations avec Bruxelles.

Devant les eurodéputés, Donald Tusk a assuré que le but des Européens était « d'avoir un divorce en douceur et un bon cadre pour le futur. Et il est bon de savoir que la première ministre Theresa May partage ce point de vue », a-t-il ajouté.

Mme May s'est engagée à déclencher d'ici la fin du mois de mars l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui régit la procédure de sortie d'un pays de l'UE.

Cette étape permettra de lancer les négociations entre Londres et Bruxelles pour un accord encadrant les modalités de la sortie, qui pourrait aussi ébaucher ce que sera la relation future avec Londres.

Le point le plus sensible de l'accord de sortie sera la facture dont devra s'acquitter le Royaume-Uni, pour honorer des engagements budgétaires déjà pris. Selon un haut responsable européen, la Commission a évalué entre 55 et 60 milliards d'euros son montant global.

« La porte de l'UE restera toujours ouverte à nos amis britanniques », a promis mercredi M. Tusk.




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