Présidentielle française: l'UDI retire son soutien à François Fillon

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François Fillon doit faire face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à des appels au retrait lancés dans son propre camp.

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Agence France-Presse
RENNES

Le parti de centre droit français UDI a décidé de retirer son soutien au candidat de droite à la présidentielle François Fillon, convoqué par la justice française le 15 mars dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

« Nous demandons solennellement aux Républicains de changer de candidat, faute de quoi nous ne saurions poursuivre cette alliance dans un tel aveuglement », a déclaré vendredi le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde dans un entretien avec le quotidien Ouest France.

L'UDI avait décidé mercredi de « suspendre » sa participation à la campagne de M. Fillon, qui maintient contre vents et marées sa candidature, en dépit du fait qu'il a été convoqué par la justice pour être inculpé dans l'affaire des emplois fictifs présumés de son épouse.

« La question actuelle n'est plus de savoir si François Fillon est innocent ou pas - je veux bien croire en son innocence. Je respecte la présomption d'innocence », a expliqué Jean-Christophe Lagarde.

« Mais le débat n'est plus là », poursuit-il. « L'instruction judiciaire qui est en cours fait qu'il ne peut même plus défendre et faire entendre aux Français le projet d'alternance qui est le nôtre », déclare M. Lagarde.

Il juge que « l'alternance n'est plus possible avec le candidat actuel qui nous conduit à un échec certain dont notre pays ferait les frais ».

Interrogé sur son souhait éventuel de voir Alain Juppé, ancien premier ministre vaincu au deuxième tour de la primaire de la droite qui a désigné en novembre François Fillon, devenir le nouveau candidat, M. Lagarde répond que « la logique serait évidemment que le numéro un n'étant plus capable de faire campagne, ce soit celui qui est arrivé en second [à la primaire de la droite et du centre, NDLR] qui lui succède ».

François Fillon, bientôt 63 ans, doit faire face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à des appels au retrait lancés dans son propre camp.

L'ancien favori de la présidentielle a reculé à la troisième place dans les sondages, derrière la candidate d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre du président socialiste François Hollande, repositionné au centre.

Alain Juppé arriverait en revanche légèrement en tête au premier tour, le 23 avril, s'il était le candidat de la droite, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting publié vendredi.




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