François Fillon dénonce un «climat de quasi-guerre civile» en France

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Agence France-Presse
Paris

Le candidat de droite à la présidentielle, François Fillon, a évoqué un «climat de quasi-guerre civile» en France, à la suite d'incidents durant la campagne, des propos dénoncés lundi par le gouvernement socialiste.

«J'accuse solennellement le premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d'un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes», a estimé M. Fillon dans un communiqué publié dimanche, à moins de deux mois du premier tour le 23 avril.

Le candidat conservateur a de nouveau dénoncé lundi «la passivité du gouvernement face à ces violences», lors d'un déplacement en région parisienne.

Sous la pression de la justice en raison de soupçons d'emplois fictifs présumés ayant bénéficié à des proches, François Fillon a vu plusieurs de ses déplacements perturbés par des opposants l'invectivant ou l'accueillant avec des concerts de casseroles.

La venue à Nantes (ouest) de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, pour un rassemblement, a également été accompagnée de manifestations parfois violentes durant le week-end. Plusieurs autocars transportant des militants de son parti, le Front national, ont été pris pour cible dimanche par des manifestants hostiles.

Le premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a «regretté» lundi les propos de François Fillon. «Employer le terme de quasi-guerre civile quand on est un responsable politique éminent et qu'on sait quel est le niveau de mobilisation des forces de sécurité dans notre pays, ça n'est tout simplement pas responsable», a-t-il fait valoir.

«Je peux comprendre que certains candidats soient tentés de dissimuler derrière des polémiques une difficulté à faire campagne», a-t-il ajouté.

Selon deux sondages publiés dimanche, Marine Le Pen (27 %) est en tête des intentions de vote pour le premier tour, devant le centriste Emmanuel Macron (25 %), qui la talonne désormais. Englué dans les affaires, François Fillon (19 ou 20 %), se fait distancer et ne se qualifierait pas pour le deuxième tour du 7 mai.




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