Rendez-vous historique de l'orthodoxie en Grèce

Dimanche, jour de la Pentecôte orthodoxe, le coup... (PHOTO COSTAS METAXAKIS, AFP)

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Dimanche, jour de la Pentecôte orthodoxe, le coup d'envoi du concile a été donné par une « divine liturgie » (messe) commune célébrée à Héraklion, le chef-lieu de l'île, par dix des primats, dont le patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée, qui exerce une primauté honorifique sur ses pairs.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

Le grand concile orthodoxe, une réunion sans précédent depuis un millénaire censée sceller l'unité des Églises chrétiennes orthodoxes du monde entier, s'est ouvert dimanche en Crète, mais affaibli par plusieurs absences, dont celle retentissante du patriarche russe Kirill.

Dimanche, jour de la Pentecôte orthodoxe, le coup d'envoi du concile a été donné par une « divine liturgie » (messe) commune célébrée à Héraklion, le chef-lieu de l'île, par dix des primats, dont le patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée, qui exerce une primauté honorifique sur ses pairs.

Le président grec Prokopis Pavlopoulos a assisté à la messe, retransmise en direct par la télévision publique Ert.

Préparé depuis plus de 50 ans, et sans précédent depuis le schisme historique de 1054 entre Rome et Constantinople, ce grand concile vise à resserrer les rangs orthodoxes.

Mais la photo de famille reste incomplète, et les travaux, qui doivent se poursuivre jusqu'au 27 juin à La Canée (nord-ouest de la Crète) seront marqués par quatre absences.

Outre le patriarche Kirill dont l'Église russe pèse démographiquement pour la moitié de la communion orthodoxe avec près de 130 millions de membres, seront aussi absents les primats d'Antioche, de Bulgarie, et de Géorgie.

Le coup est dur pour les inspirateurs du rendez-vous, au premier rang desquels le patriarche Bartholomée, dont l'influence est contestée depuis des années par l'Église russe.

Les absentéistes se sont déclarés au dernier moment, invoquant pour l'essentiel des questions de procédure, en dépit du feu vert qu'ils avaient d'abord donné à la tenue du rendez-vous.

« L'unité de l'orthodoxie est bonne pour nous tous. Ce sont les absents qui vont perdre », a commenté Nikos Kotzias, le ministre des Affaires étrangères de Grèce, où l'orthodoxie est qualifiée par la constitution de « religion dominante ».

Le pape François, dans sa prière de dimanche midi sur la place Saint-Pierre, a prié pour le grand concile orthodoxe.

« Unissons-nous à nos frères orthodoxes, en invoquant le Saint-Esprit pour qu'il assiste de ses dons les patriarches, les archevêques et les évêques réunis en concile », a-t-il déclaré avant de réciter avec la foule un « Je vous salue Marie » en italien.

« Ce grand et concile sacré va transmettre le message de l'unité », a déclaré de son côté le patriarche Bartholomée depuis la Crète, cité par les médias.

Estimée à environ 250 millions de fidèles, la « communion orthodoxe » regroupe 14 Églises autocéphales, secouées par les bouleversements dans l'ex-bloc soviétique et le Moyen-Orient, et fréquemment en proie à des querelles nationales et politiques.

Les participants, plusieurs centaines d'évêques et de conseillers, doivent valider six documents plutôt consensuels censés actualiser le témoignage orthodoxe, le rendre plus audible et encadrer les relations avec le reste du monde chrétien.

Un « message final » doit aussi être émis à l'issue des travaux.

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