Les inondations se font moins menaçantes en Normandie

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Les premières évaluations et la liste des dépenses à venir laissent entrevoir un coût supérieur au milliard d'euros.

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Hervé LIONNET
Agence France-Presse
Elbeuf

La menace d'importantes inondations en Normandie semblait s'éloigner dimanche en fin d'après-midi, une semaine après le début des intempéries qui ont fait quatre morts, 24 blessés et des dégâts dont le coût pourrait dépasser le milliard d'euros.

Lundi, au ministère de l'Intérieur, le premier ministre fera un point complet de la situation avec les ministres de l'Environnement Ségolène Royal, de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des Finances Michel Sapin, des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet et de l'Economie Emmanuel Macron ainsi que le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

À l'issue de cette réunion, Manuel Valls se rendra à Montargis, sous-préfecture du Loiret sévèrement touchée par les inondations.

Des centaines de communes touchées, des gares inondées, des milliers d'entreprises et de commerces affectés par une semaine de crue, sans oublier les agriculteurs et les particuliers sinistrés notamment: les premières évaluations et la liste des dépenses à venir laissent entrevoir un coût supérieur au milliard d'euros (1,47 milliards $ CAN). 

Pour «simplifier et accélérer l'indemnisation» des sinistrés, Juliette Méadel réunit lundi matin les assureurs au secrétariat d'État à l'Aide aux victimes.

Mardi, ce sera au tour du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de réunir à Bercy la cellule de continuité économique pour étudier les conséquences des intempéries mais aussi des récents mouvements sociaux en France pour les entreprises.

Sur le terrain, la marée de dimanche après-midi a eu peu de conséquences en Seine-Maritime et dans l'Eure, deux départements placés en partie en vigilance rouge samedi soir à titre de précaution et sur l'insistance de Mme Royal, puis revenus en vigilance orange dans la matinée.

Deux heures avant la haute mer, la Seine a envahi une grande partie des quais de Rouen dimanche en milieu d'après-midi mais la menace semble s'éloigner de la Normandie

Un nouveau pic est attendu dans la nuit de dimanche à lundi, entre 04h00 et 05h00 «mais la situation va se stabiliser», a indiqué un responsable de la préfecture de Seine-Maritime. Cette stabilisation résulte de la décrue à Paris, une stabilisation déjà notable à Vernon (Eure) en amont de la boucle d'Elbeuf - le secteur le plus sensible qui a été touché par des débordements localisés sans dégâts majeurs - ainsi qu'une quasi absence de précipitations, a-t-il souligné.

Depuis la montée des eaux, aucune opération d'évacuation d'habitants par les pompiers n'a été signalée dans ce département ni dans l'Eure dimanche après-midi.

Ailleurs, l'après-crue s'organise. Ainsi, au nord d'Orléans (Loiret), une opération d'envergure a permis d'évacuer dimanche les 200 voitures bloquées depuis mardi entre deux nappes d'eau sur une portion de l'A10 sur laquelle il a fallu créer un corridor sec, et d'entamer l'évacuation de la centaine de poids-lourds.

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De nouvelles pluies sont attendues ces prochains jours mais elles «ne sont pas de nature à impacter significativement» l'écoulement des eaux vers l'aval dans les bassins de la Seine.

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Après la création d'un corridor sec, l'évacuation des voitures à l'aide de dépanneuses, débutée dans la matinée, s'est achevée en début d'après-midi. En début de soirée ne restait plus qu'une cinquantaine de camions à débloquer.

Quatre morts, 24 blessés

À Paris, la décrue s'est confirmée, le niveau de la Seine est redescendu à 5,62 m à 17h00 contre 6,10 m dans la nuit de vendredi à samedi.

Il s'agit de la plus forte crue depuis 1982 dans la capitale (6,18 m cette année-là), très loin cependant de celle de 1910 (8,62 m).

Les pompiers de Paris ont effectué Pont de Bercy une opération de pompage pour retirer une quantité d'eau estimée à 5000 m3, afin de libérer l'axe entre le périphérique et l'autoroute A4.

François Hollande a qualifié la crue de «vraie catastrophe», lors d'un déplacement samedi dans la ville inondée de Romorantin (Loir-et-Cher). Quatre morts sont à déplorer ainsi que 24 blessés dans toute la France. L'origine de la mort d'une octogénaire reste toutefois incertaine.

Au total, 14 départements étaient encore en vigilance orange inondations dimanche, à 16H00, dans la région Centre, et Normandie et en Ile-de-France.

En Indre-et-Loire, le débit du Cher s'est stabilisé mais restait au-dessus de la cote d'alerte. Quelque 850 personnes évacuées à titre préventif jeudi et vendredi à l'ouest Tours n'ont toujours pas été autorisées à regagner leurs logements.

Le château de Chambord, fermé depuis 5 jours, rouvrira lundi.

À la mi-journée, 7800 foyers étaient toujours privés d'électricité, la plupart en Ile de France.

De nouvelles pluies sont attendues ces prochains jours mais elles «ne sont pas de nature à impacter significativement» l'écoulement des eaux vers l'aval dans les bassins de la Seine et du Cher, selon Vigicrues.

«Il est impératif que toutes les communes inondables se dotent de sirènes» pour avertir les riverains en cas de crue, a déclaré dimanche la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal.

Enfin, à 10 jours du début du baccalauréat, Najat Vallaud-Belkacem a promis de la «bienveillance» pour les candidats gênés dans l'accès à leurs centre d'examen.

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