L'UE avertit la Macédoine du manque de «crédibilité» des élections à venir

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Des manifestations se sont produites le 16 mai. La crise s'est aggravée en avril quand le président de l'ancienne République yougoslave a suspendu une enquête dans un scandale d'écoutes illégales et accordé l'amnistie à 50 personnalités susceptibles d'être mises en cause, y compris l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski.

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Agence France-Presse
Bruxelles

L'Union européenne a averti mardi que le gouvernement issu des élections prévues le mois prochain en Macédoine pourrait ne pas être «crédible» à ses yeux, alors que seul le parti au pouvoir présente des candidats.

«Nous pensons que, dans les circonstances actuelles, tout gouvernement issu d'élections dans lesquelles trois (des quatre) principaux partis ne participent pas ne serait pas un partenaire crédible pour la communauté internationale», a déclaré une porte-parole de la Commission européenne, Maja Kocijancic, lors d'un point presse quotidien.

«Nous avons dit et répété que la crise politique actuelle dans le pays (...) éloigne (la Macédoine) de ses aspirations euroatlantiques», a-t-elle poursuivi.

Le mois dernier, l'UE a suspendu ses efforts de médiation pour résoudre la crise qui agite le pays, qui doit par ailleurs faire face à la crise migratoire, la pire qu'il connaisse depuis la Seconde Guerre mondiale.

En 2015, l'UE avait négocié un accord entre les responsables du gouvernement et de l'opposition qui devait mener à des élections en avril. Mais le vote a été remis à juin, en raison des inquiétudes de l'opposition sur de possibles fraudes.

La crise s'est aggravée en avril quand le président de l'ancienne République yougoslave a suspendu une enquête dans un scandale d'écoutes illégales et accordé l'amnistie à 50 personnalités susceptibles d'être mises en cause, y compris l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski.

Ce dernier avait démissionné en janvier en vue des élections, après 10 années au pouvoir, et le Parlement a été dissous le mois dernier.

Le parti conservateur de M. Gruevski, VMRO-DPMNE, est le seul à avoir enregistré des candidats pour le vote de juin, que les sociaux-démocrates, principal parti d'opposition, et deux groupes ethniques albanais ont décidé de le boycotter.

Selon Nikola Gruevski, la Constitution macédonienne ne permet pas de reporter les élections du 5 juin, fixées par le Parlement avant sa dissolution.

Pour la Commission, le gouvernement n'a pas réussi à prendre les mesures nécessaires pour assurer des élections équitables, malgré les appels répétés de l'UE.

«Nous estimons (...) que les conditions minimum pour assurer des élections crédibles ne sont pas assurées», a rapporté Mme Kocijancic, appelant les différentes parties à mettre de côté leurs différences pour remettre la Macédoine sur la voie de l'adhésion à l'UE.

Le petit pays des Balkans a fait la demande en 2005, mais les discussions sur une adhésion ne sont toujours pas ouvertes.

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