Merkel veut lutter contre la montée du Front national en France

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Agence France-Presse
Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel s'est engagée mardi devant des élèves francophones de Berlin à lutter contre la montée du Front national en France alors que le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a critiqué à de nombreuses reprises l'Allemagne.

«Je vais essayer de contribuer à ce qu'évidemment d'autres forces politiques soient plus fortes que le Front national pour autant qu'on puisse le faire de l'étranger», a indiqué la dirigeante conservatrice à l'occasion d'une visite au Lycée français de Berlin.

La chancelière commente rarement la situation politique intérieure française.

«Mais c'est une force (politique) à laquelle nous devons nous confronter, exactement comme nous avons désormais en Allemagne des forces politiques qui ont un discours très négatif sur l'Europe, quand on voit la rhétorique de l'AfD (le parti populiste de droite alternative pour l'Allemagne)», a-t-elle ajouté.

«Nous devons veiller à ce que l'Europe soit un projet que les gens comprennent», a-t-elle estimé. Il faut qu'ils voient que «c'est mieux avec l'Europe que sans l'Europe», selon elle.

Les Allemands, pour beaucoup préoccupés par l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile l'an dernier, ont assisté à l'ascension de l'AfD qui a conquis des sièges dans la moitié des puissants parlements régionaux ainsi qu'à l'assemblée européenne.

L'AfD a en particulier obtenu de bons scores en mars dans trois scrutins régionaux et beaucoup parient désormais sur son entrée à la chambre des députés, le Bundestag, lors de son renouvellement l'an prochain.

Parmi ses diatribes anti-allemandes, la présidente du FN, Marine Le Pen, avait accusé le président français François Hollande d'être le «vice-chancelier administrateur de la province France».

Elle avait aussi qualifié l'an dernier Angela Merkel «d'impératrice» et l'avait accusée de «chercher à imposer une immigration clandestine +à la schlague+ à toute l'Europe, après lui avoir imposé son ordre financier».

Le FN et l'AfD, qui ont des positions fort différentes sur les questions économiques par exemple, se caractérisent par un discours anti-européen.

«Cette ingérence très grave dans notre démocratie montre l'état de soumission de nos gouvernants face à l'Allemagne !» a réagi mardi Florian Philippot, l'un des vice-présidents du parti, dans un tweet.

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