Portugal : l'austérité fait marche arrière

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« La relance de l'économie ne peut se faire sans une amélioration du revenu des familles », a estimé Antonio Costa, premier ministre du Portugal.

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Agence France-Presse
LISBONNE

Le premier ministre socialiste portugais Antonio Costa a donné mercredi au Parlement le coup d'envoi de l'allègement de l'austérité en annonçant l'augmentation des retraites et des allocations familiales, des mesures qui doivent être adoptées jeudi par le gouvernement.

« Le gouvernement approuvera cette semaine une augmentation des retraites », qui conduira à « une réévaluation de deux millions de pensions », a déclaré M. Costa lors d'un débat au Parlement.

Le premier ministre portugais a aussi annoncé l'augmentation « des trois premiers échelons des allocations familiales », le rétablissement d'une prestation pour les personnes âgées et d'un complément social d'insertion.

« La relance de l'économie ne peut se faire sans une amélioration du revenu des familles », a estimé le chef de l'exécutif devant les parlementaires.

Reconduit lors des législatives du 4 octobre après quatre ans d'austérité, le précédent gouvernement de droite de Pedro Passos Coelho a été évincé début novembre au Parlement par une alliance inédite de la gauche portugaise.

Le gouvernement socialiste qui a pris sa place, soutenu par le Bloc de gauche, proche de Syriza en Grèce, et par le Parti communiste, a promis d'assouplir l'austérité tout en respectant les règles budgétaires européennes.

Mercredi, le PS et les partis de gauche radicale se sont aussi mis d'accord en commission parlementaire pour supprimer une surtaxe sur les revenus, dès le premier janvier pour les plus bas salaires, de façon graduelle pour les revenus plus élevés.

Ces partis veulent aussi supprimer des coupes dans les salaires des fonctionnaires, mais divergent encore sur la façon d'y parvenir. Le gouvernement a par ailleurs entamé ses discussions avec les partenaires sociaux pour augmenter le salaire minimum, aujourd'hui de 505 euros mensuels. (760 $ CAN)

Le gouvernement socialiste avait en revanche annoncé jeudi son intention de réduire la dépense publique jusqu'à la fin de l'année pour passer sous la barre des 3 % de déficit public en 2015, comme l'exigent les autorités européennes.

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