La France, pays «judéo-chrétien» et «de race blanche»

«Je n'ai rien dit de répréhensible. D'ailleurs, je... (PHOTO VINCENT KESSLER, ARCHIVES REUTERS)

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«Je n'ai rien dit de répréhensible. D'ailleurs, je n'ai pas de plainte contre moi», a dcélaré l'eurodéputée Nadine Morano.

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Agence France-Presse
PARIS

L'eurodéputée française Nadine Morano suscite une vive polémique après avoir qualifié la France de pays «judéo-chrétien» et «de race blanche», au point que son parti, Les Républicains (droite), a annoncé mercredi vouloir l'écarter des élections régionales de décembre.

L'ancien président Nicolas Sarkozy, aujourd'hui chef du principal parti d'opposition, a saisi la commission nationale d'investiture des Républicains pour «retirer» Nadine Morano de la liste de candidats du parti dans l'est de la France.

Samedi soir, sur un plateau de télévision, elle avait déclaré: «Nous sommes un pays judéo-chrétien (...) de race blanche, qui accueille des personnes étrangères».

Ses propos ont été largement condamnés, par la gauche au pouvoir, les défenseurs des étrangers, mais aussi de nombreuses voix dans son camp, notamment la tête de liste des Républicains dans l'est, Philippe Richert qui a dénoncé «l'effet ravageur» de ses propos pour sa campagne.

«Je n'accepterai aucun dérapage», a lui-même assuré Nicolas Sarkozy mercredi.

«Ce n'est même pas la peine qu'il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai», a répondu en retour Nadine Morano à l'ex-chef de l'État (2007-2012), qui espère reconquérir l'Élysée en 2017.

Dénonçant un «procès en sorcellerie», elle a maintenu ses déclarations. «Je n'ai rien dit de répréhensible. D'ailleurs, je n'ai pas de plainte contre moi», a-t-elle notamment déclaré sur plusieurs médias.

Elle a reçu le soutien encombrant du chef historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, pour qui l'ancienne ministre a «énoncé une évidence historique multiséculaire» en qualifiant la France de pays de «race blanche».

Habituée des déclarations à l'emporte-pièce, Nadine Morano a été pendant quatre ans (2008-2012) ministre de Nicolas Sarkozy, avant de voir son étoile pâlir après sa défaite aux élections législatives de 2012. Elle s'est déclarée candidate à la primaire dans son parti en vue de l'élection présidentielle de 2017 contre l'ancien chef de l'État.

En août 2014, elle avait déjà suscité la polémique en publiant sur Twitter et Facebook la photo d'une femme voilée sur une plage, mise en parallèle avec une autre photo, des années 60, de l'actrice Brigitte Bardot en bikini sur le sable. «Voir cela sur le territoire des droits de l'homme est exaspérant!», commentait-elle.

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