Paris au secours des «dames pipi»

Neuf des 11 «dames pipi», dont Gabrielle Adams... (PHOTO SYLVIE HUSSON, AFP)

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Neuf des 11 «dames pipi», dont Gabrielle Adams (ci-dessus), ont engagé une action en justice.

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Agence France-Presse
PARIS

La mairesse de Paris s'est portée mardi à la rescousse d'une dizaine de «dames pipi» en lutte pour retrouver leur emploi dans les toilettes de plusieurs hauts lieux touristiques de la capitale française, du Sacré Coeur à Notre-Dame.

La municipalité de gauche s'est engagée à les accompagner «vers une situation professionnelle stable», y compris par leur «intégration dans les effectifs de la ville» si nécessaire, a annoncé à l'AFP Emmanuel Grégoire, adjoint de la maire socialiste Anne Hidalgo.

Les 11 salariées concernées, dont la majorité a une vingtaine d'années d'expérience dans le nettoyage des lieux d'aisance, ont perdu leur travail le 1er juillet quand une filiale du groupe néerlandais 2theloo a repris la gestion d'une demi-douzaine de toilettes parisiennes.

La nouvelle entreprise, Sarivo PointWC, promet de gros travaux pour transformer ces sanisettes en «boutiques-toilettes» design, qui combinent des toilettes soignés et des kiosques de produits divers (boissons, nounours, serviettes périodiques...).

Sur son site internet, elle prétend offrir aux usagers une «expérience unique, meilleure qu'à la maison», mais elle refuse d'appliquer les règles du secteur de la propreté en France, qui prévoient la reprise automatique des salariés lors d'une passation de marché.

Neuf des 11 «dames pipi» ont donc engagé une action en justice. Mardi, la juridiction compétente pour les conflits du travail a rejeté leur demande de statuer en urgence sur leur cas, une décision dont leur avocat entend faire appel.

La mairie de Paris a elle aussi regretté ce rejet, y voyant «une erreur d'interprétation manifeste» de l'instance saisie, et va «continuer à suivre l'évolution juridique» de l'affaire.

La société 2theloo «doit reprendre les salariés», «tout ça est profondément choquant et agaçant», a déclaré M. Grégoire.

Selon le maire adjoint, chargé notamment des ressources humaines et des relations publiques, la mairie interviendra en fonction du «délai de l'instruction».

«Si on part sur un procès sur le fond, il est évident qu'on ne va pas attendre trois, quatre ans, pour leur trouver une solution» même si, rappelle M. Grégoire, ce n'est pas à la mairie de Paris «de suppléer les défauts de responsabilité des opérateurs privés».

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