Bilderberg: la réunion secrète de l'élite mondiale

L'Interalpen-Hotel Tyrol, dans les Alpes autrichiennes.... (PHOTO CHRISTIAN BRUNA, AFP)

Agrandir

L'Interalpen-Hotel Tyrol, dans les Alpes autrichiennes.

PHOTO CHRISTIAN BRUNA, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La 63e conférence annuelle Bilderberg s'est ouverte hier à l'Interalpen-Hotel Tyrol, dans les Alpes autrichiennes. Comme c'est le cas chaque année, cette rencontre de chefs d'entreprise, de politiciens, d'érudits et de patrons de presse triés sur le volet apporte de l'eau au moulin des tenants des théories du complot. Voici ce que l'on sait sur cet événement aussi prestigieux que secret.

130

Cette année, 130 haut placés provenant de 22 pays participent au sommet. On compte 33 Américains, 12 Britanniques, 10 Français, neuf Autrichiens, huit Allemands et cinq Canadiens. La seule Québécoise du lot est Heather Munroe-Blum, ancienne rectrice de l'Université McGill.

21%

C'est la proportion de femmes participant à la rencontre cette année. Mince consolation: l'an dernier, c'était 16%.

1954

La première réunion a eu lieu en 1954 à l'hôtel Bilderberg, aux Pays-Bas, à l'instigation entre autres du milliardaire américain David Rockefeller et du prince européen Bernhard de Lippe-Biesterfeld. Elle visait initialement à rapprocher l'Europe et l'Amérique du Nord face à la menace communiste.

QUELQUES INVITÉS

Alain Juppé,

politicien français

David Petraeus,

ex-directeur de la CIA

Eric Schmidt, président du conseil de Google

Henry Kissinger,

ex-secrétaire d'État américain

George Osborne,

chancelier de l'Échiquier du Royaume-Uni

David McKay,

PDG de la Banque Royale du Canada

CE QU'ILS ONT DIT

«Dire que nous cherchions à mettre en place un gouvernement mondial unique est très exagéré, mais pas totalement absurde.»

L'ancien ministre britannique Denis Healey, cofondateur du groupe Bilderberg
en entrevue au Guardian en 2001

«Contrairement aux fantasmes, aucune décision n'y est prise.»

L'avocat français Nicolas Baverez
membre du comité directeur de Bilderberg, en entrevue au Nouvel Observateur en 2013
La 63e conférence annuelle Bilderberg... (PHOTO DOMINIC EBENBICHLER, REUTERS) - image 5.0

Agrandir

PHOTO DOMINIC EBENBICHLER, REUTERS

Top secret?

Encore plus exclusif que le sommet de Davos, en Suisse, Bilderberg cultive le secret. Ceux qui ont le privilège d'en faire partie n'ont pas le droit de répéter ce que les autres participants ont dit pendant l'événement. Légère concession à la transparence: le groupe dispose d'un site web depuis 2010.

Sujets chauds

Parmi les sujets qui seront abordés cette année, notons l'intelligence artificielle, la cybersécurité, les armes chimiques, la mondialisation, la Grèce, l'Iran, le Moyen-Orient, la Russie, le terrorisme et les élections américaines.

Pays hôtes

Les États-Unis, le Canada et 16 pays européens ont déjà accueilli des réunions Bilderberg. L'événement a eu lieu à Saint-Castin (Nouveau-Brunswick) en 1961, à Mont-Tremblant en 1968, à Montebello en 1983, à Toronto en 1996 et à Ottawa en 2006.

Sécurité

Les policiers et les soldats des pays qui accueillent les conférences Bilderberg ne lésinent pas sur les moyens pour tenir les intrus à l'écart. On demande aux journalistes qui s'aventurent près des lieux des rencontres de montrer leurs pièces d'identité. Cette année, une zone d'exclusion aérienne a même été instaurée pour protéger l'Interalpen-Hotel Tyrol.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer