Affaire Amanda Knox: une trace d'ADN sème le doute

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Associated Press
FLORENCE, Italie

Un expert nommé par le tribunal italien qui doit trancher dans le troisième procès pour meurtre de l'Américaine Amanda Knox a déclaré, mercredi, que la nouvelle trace d'ADN retrouvée sur le manche d'un couteau qui aurait supposément servi à assassiner la victime correspondait à celui de l'accusée et non à celui de la victime.

Ce témoignage renforce le plaidoyer de la défense, qui affirme que le couteau de cuisine en question n'a pas servi, en 2007, au meurtre sanglant de la colocataire de Knox, la Britannique Meredith Kercher. Au moment du drame, les deux jeunes femmes se trouvaient à Pérouse, en Italie, dans le cadre d'un échange étudiant.

Pour l'instant, les analyses n'ont pas permis de déterminer avec certitude que la trace d'ADN était celle de la victime. L'authenticité d'une trace d'ADN retrouvée sur le couteau, qui avait d'abord été identifié comme étant celui de Meredith Kercher, avait été contestée en appel.

L'expert Andrea Berti a déclaré mercredi que l'ADN prélevé sur le manche du couteau présentait des «similarités considérables» avec celui de Mme Knox, mais ne correspondait pas à celui de la victime.

Un avocat de Mme Knox, Carlo Dalla Vedova, a déclaré que ce témoignage confirmait la déclaration de la défense selon laquelle le couteau n'a pas servi à autre chose qu'à apprêter de la nourriture.

Les procureurs ont de leur côté argué que ce couteau était bien l'arme du crime, puisqu'il correspond aux blessures qui ont été fatales à Meredith Kercher. Ils avaient présenté, lors du premier procès, des preuves montrant que la lame du couteau portait des traces de l'ADN de la victime, tandis que celles du manche correspondaient à celui d'Amanda Knox.

En 2009, Amanda Knox et son ex-petit ami, Raffaele Sollecito, ont été déclarés coupables du meurtre de Meredith Kercher et condamnés respectivement à 26 et 25 ans d'emprisonnement. Deux ans plus tard, le verdict a été porté en appel puis renversé, permettant à la jeune femme de rentrer aux États-Unis, où elle se trouve toujours.

La Cour de cassation italienne a par la suite annulé leur acquittement, ce qui a mené au troisième procès. Le plus haut tribunal du pays a affirmé que le jugement précédent était truffé de contradictions, se questionnant sur l'absence de nouvelles analyses des échantillons d'ADN.

Le verdict est attendu au mois de janvier.

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