Désespoir au lendemain d'une catastrophe écologique en Hongrie

Lundi, un réservoir d'une usine d'aluminium de la... (Photo: AP)

Agrandir

Lundi, un réservoir d'une usine d'aluminium de la ville d'Ajka (160 km à l'ouest de Budapest) s'est rompu pour une raison encore inconnue et a déversé quelque 1,1 million de mètres cubes de boue rouge sur les villages avoisinants.

Photo: AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Des scènes de désolation et de désespoir, des voitures l'une sur l'autre, la végétation saccagée et des rues de villages vides, avec des maisons «repeintes» en rouge, témoignent du déversement d'une marée de boue rouge hautement toxique, comme à Kolontar, au coeur de «la catastrophe écologique» qui a frappé lundi la Hongrie.

Le gouvernement hongrois a déclaré mardi l'état d'urgence dans l'ouest du pays après cette «catastrophe écologique», menaçant la faune et la flore autour du Danube, qui a déjà fait quatre morts et 123 blessés, alors que six personnes sont toujours portés disparues.

Lundi, un réservoir d'une usine d'aluminium de la ville d'Ajka (160 km à l'ouest de Budapest) s'est rompu pour une raison encore inconnue et a déversé quelque 1,1 million de mètres cubes de boue rouge sur les villages avoisinants.

La boue a d'abord rempli le lit de la petite rivière Torna: un extraordinaire déferlement qui a frappé de plein fouet les communes de Devecser et de Kolontar, les plus proches de l'usine de bauxite et d'aluminium MAL, où le réservoir de boue toxique a cédé.

Comme l'a constaté un photographe de l'AFP, à l'exception des arbres, toute la végétation est aplatie au ras du sol, tout est recouvert d'une boue épaisse, rouge et corrosive.

«Qui est le coupable, où est le coupable?!» s'est exclamé un homme, dans la quarantaine, qui ne doit sa vie qu'à la maladie de sa femme, laquelle avait dû être hospitalisée quelques heures seulement avant la marée rouge: «Ma femme est très malade, il fallait l'emmener à l'hôpital (...) Quand je suis revenu, j'ai trouvé la maison en ruines, vide, tout était perdu», a-t-il ajouté, en larmes.

En effet, la marée a balayé tout ce qui était mobile: voitures, tondeuses à gazon, vaches, chats et chiens...

«J'ai retrouvé ma Golf bleue à 100 m de mon jardin», a raconté une jeune femme, revenue pour essayer de sauver ce qui se trouvait à plus de deux mètres de hauteur dans sa maison, au-dessus du niveau de la marée. Ce qui est resté dans la maison n'est que des masses difformes, sans rapport avec les réfrigérateurs, armoires ou canapés d'origine...

Les habitants se demandent maintenant quand ils pourront revenir chez eux pour commencer la reconstruction, mais le gouvernement a prévenu qu'avec la contamination de terres végétales, il pourrait falloir des mois avant un retour à la normale.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer