Libération d'un père sans-papiers qui avait ému l'Amérique

Romulo Avelica a été accueilli par ses proches... (PHOTO REUTERS)

Agrandir

Romulo Avelica a été accueilli par ses proches à sa sortie de prison.

PHOTO REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Los Angeles

Un père mexicain sans-papiers, arrêté juste après avoir déposé sa fille à l'école et dont l'interpellation filmée par une autre de ses enfants avait ému les États-Unis, a été libéré sous caution mercredi, d'après un communiqué de ses avocats.

Mercredi «dans une salle d'audience du centre de détention d'Adelanto, au sud de la Californie, la juge Amy Lee a ordonné la libération de Romulo Avelica sur versement d'une caution de 6000 dollars», d'après le communiqué.

«Je vais savourer chaque minute avec ma famille, me battre pour mon droit à rester (...) dans ce pays. Je ne pourrai plus jamais détourner le regard de la manière dont les expulsions brisent des familles», a déclaré, cité dans le communiqué, M. Avelica après sa libération, remerciant ceux qui l'ont soutenu.

La police fédérale de l'immigration et des douanes (ICE) l'avait interpellé fin février à un pâté de maison du collège de Los Angeles où il venait de déposer l'une de ses filles.

L'incident avait été filmé par une autre de ses quatre filles, Fatima, depuis l'arrière de la voiture conduite par son père: on entendait dans l'enregistrement l'adolescente sangloter et gémir.

La vidéo, devenue virale, avait symbolisé les dommages des expulsions de sans-papiers pour les familles: les quatre filles de M. Avelica, né au Mexique mais qui vit aux États-Unis depuis près de 30 ans, sont Américaines et leur père, qui travaillait dans la restauration, était leur principal soutien financier.

En accordant la libération sous caution, la juge Amy Lee a reconnu «les liens de longue date» de M. Avelica avec la communauté dans laquelle il vivait à Los Angeles, tout en prenant acte du grand nombre d'élus locaux et fédéraux qui l'ont soutenu, selon le communiqué.

Cette libération ne lui donne toutefois pas encore le droit définitif de rester aux États-Unis et il continue sa procédure devant les tribunaux de l'immigration pour tenter de l'obtenir.

«Ca a été les six mois les plus terribles de ma vie mais j'ai appris le pouvoir et la force de ma famille et d'une communauté unie», a déclaré Fatima, 14 ans.

«Nous demandons à tous les fonctionnaires de ne pas soutenir la machine à expulsions de Donald Trump», poursuit dans le communiqué Chris Newman, directeur juridique de l'organisation de défense des immigrés NDLON, qui a contribué à la défense de M. Avelica.

Pour Alan Diamante, l'un des avocats de M. Avelica, interrogé par l'AFP, «s'il y a eu des abus pendant l'administration Obama» - l'ex-président américain ayant même été surnommé l'expulseur en chef en raison d'un nombre record d'expulsions de sans-papiers - «la nouvelle administration a encouragé la police à user de tactiques agressives», «sans se préoccuper du bien-être des enfants».

Des porte-paroles de l'ICE joints par l'AFP se sont refusés à tout commentaire.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer